« À la piscine j’ai mon réseau qui a cru en moi et m’a soutenue »

le 10 novembre, 2017

Rendez possible pour plus de Canadiens ayant un handicap de choisir le sport et d’être actifs dans leur collectivité: http://bit.ly/2gFcBr2

Stephanie Dixon, une des plus grandes athlètes paralympiques du Canada, a passé sa jeunesse et ses années d’adolescence fortement consciente de son handicap.

La résidente de Whitehorse est née sans jambe et hanche à droite. Elle admet qu’elle s’est sentie par moments mortifiée quand des personnes la voyaient avec un corps « déformé ». Elle ne sortait pas sans sa prothèse de jambe. Même ses succès incroyables aux Jeux paralympiques 2000 n’ont pas changé sa perception personnelle.

Il n’y a qu’à un endroit que la championne de paranatation Dixon se sentait à l’aise.

« J’étais une adolescente mal à l’aise avec mon handicap, mais bien au bord de la piscine », a dit Dixon, une des porte-parole les plus recherchées pour le mouvement paralympique et aussi entraîneur et entraîneur personnelle.

« C’est fantastique que là où j’étais le moins couverte et que mon corps était exposé, je me sentais le mieux. »

La raison pourquoi la piscine est devenue un sanctuaire est la familiarité.

« À la piscine j’ai mon réseau qui a cru en moi et m’a soutenue », dit-elle. « Ils m’ont vue comme une personne complète et le handicap a été mis de côté. J’étais à l’aise pour être moi-même. »

Dixon croit que la première étape pour un enfant ayant un handicap pour apprécier son expérience sportive est d’avoir ce réseau de soutien.

« Vous devez trouver votre équipe », dit-elle. « Personne n’a de succès tout seul. Nous sommes plus puissants ensembles. Cela peut être vos parents, vos coéquipiers et vos entraîneurs.

« Je pourrais même m’aventurer à dire qu’il vaut mieux être impliqué dans quelque chose où vous avez du soutien que dans quelque chose que vous aimez – s’il fallait en arriver à ce choix.

« Le soutien est la clé. Des personnes doivent être là pour croire en vous, vous pousser. « C’est ainsi que nous avons du succès et devenons moins conscients de nous. »

L’idée de séparer les jeunes ayant un handicap de ceux sans ne plaît pas particulièrement à Dixon.

« Les enfants doivent faire du sport avec les autres dans leur collectivité », dit-elle. « Les enfants ont besoin d’être avec d’autres enfants et ne pas sentir qu’ils sont séparés ou différents.

« Les enfants ayant un handicap doivent avoir accès à divers sports et diverses activités. Mon corps était fort dans tous les domaines, pas seulement en natation. »

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Dixon a remporté 19 médailles (dont sept d’or) dans trois participations aux Jeux paralympiques (2000, 2004, 2008). Elle est 10 fois championne du monde et deux fois médaillée aux Jeux du Commonwealth. Elle a battu plusieurs records du monde et détient toujours la marque mondiale du 200m dos S9.