Canada’s para-cycling maestro Sébastien Travers leads the pack in his sport

le 25 septembre, 2015

Après avoir gradué à l’Université de Sherbrooke avec un diplôme en kinésiologie, l’ancien cycliste compétitif Sébastien Travers a été attiré par une offre d’emploi au Club de cyclisme de Bromont pour un entraîneur de para-cyclisme en 2003. À l’époque cela a paru une excellente manière de lancer une carrière professionnelle, de poursuivre les nombreux intérêts qu’il avait étudiés à l’école et de demeurer dans sa ville d’origine.

Il a envoyé une candidature, a obtenu le poste et, 12 ans plus tard, Travers est toujours profondément impliqué dans le monde du para-cyclisme. Le père de 34 ans de deux filles est maintenant l’entraîneur, haute performance sur route, de para-cyclisme pour Cyclisme Canada.

Travers est en charge de l’équipe de course de para-cyclisme sur route, du système de développement de haute performance et du système de développement de la science sportive-médicale. Il a recruté la skieuse para-nordique de déficience visuelle Robbi Weldon en 2010 – après qu’elle ait participé aux Jeux paralympiques d’hiver de Vancouver 2010. Plus tard cette année-là, elle a gagné le titre mondial et, en 2012, elle a gagné la médaille d’or paralympique avec sa pilote, la cycliste olympique Lyne Bessette.

« Je pense que ce qui m’a attiré au début était une occasion d’entraîner à tous les niveaux, a dit Travers. J’ai toujours aimé être comme un chef d’orchestre et je voulais avoir ce niveau de responsabilité. Il y a tellement de facettes dans être un entraîneur. C’est enseigner, développer des tactiques, de la psychologie et bien sûr, en para-cyclisme il y a tout le côté de la technologie dans l’équipement et l’adaptation. »

Travers insiste sur le fait qu’entraîner des para-athlètes n’est pas différent que des athlètes sans handicap. Il ne veut certainement pas compartimenter les athlètes.

« Bien sûr, il y a des para-cyclistes qui ont subi des tragédies dans leur vie, a dit Travers. Donc ils ont une approche très réaliste de l’entraînement. Ils sont prêts à s’investir et à endurer la souffrance, - parce que dans notre sport vous souffrez – et sont entièrement engagés.

« Comme entraîneur, il est extrêmement satisfaisant de voir un athlète qui peut avoir de la difficulté à marcher atteindre une vitesse de 60 kilomètres sur le vélo; ils approchent tellement les vitesses des athlètes sans handicap. Il faut toute une procédure pour atteindre ce point, mais qu’il soit sans handicap ou para, un athlète est un athlète. »

Aux Jeux parapanaméricains 2015 en août dernier à Toronto, Travers a été choisi pour lire le serment des entraîneurs lors de la cérémonie d’ouverture.

« Cela a été un véritable honneur, a-t-il dit. Quand ils me l’ont dit, j’ai été surpris. C’était quelque chose qui était très spécial pour moi. »

Aux Jeux parapanaméricains de Toronto 2015, les para-cyclistes canadiens ont contribué 14 médailles au total record canadien sous Travers et son collègue entraîneur avec Cyclisme Canada, Eric Van den Eynde.

Travers est entraîneur certifié de niveau 4. Il a acquis ses habiletés d’entraîneur et d’enseignant en travaillant au Centre national de cyclisme de Bromont, au Québec, ainsi qu’avec un contrat avec l’équipe nationale canadienne de vélo de montagne en 2007 et 2008.

Travers a des avis simples pour les personnes intéressées à entraîner des para-athlètes.

« C’est le même conseil que n’importe quel entraîneur: vous devez avoir un esprit ouvert et être débrouillard. »