Quand les temps sont difficiles, les entraîneurs se mettent en marche

le 23 septembre, 2015

Quelques semaines avant de monter sur la plus haute marche du podium aux Jeux paralympiques de 2014 à Sotchi, Josh Dueck avait le moral à zéro. Le résident de Vernon, en C.-B., était blessé, son équipement n’était pas satisfaisant – en fait le skieur assis maintenant retraité pensait mettre fin à cette saison très importante.

C’est dans des périodes difficiles comme celle-là qu’un entraîneur peut faire la différence. Pour Dueck, c’est l’entraîneur national para-alpin Jean-Sébastien Labrie qui l’a remis dans le bon chemin vers la grande finale de sa carrière.

« Dans la dernière année de ma carrière, quand j’étais au plus bas et prêt à lancer la serviette, Jean-Sébastien a fait l’impossible, a dit Dueck. Nous avons travaillé malgré la blessure et les problèmes d’équipement dans des conditions exigeantes et avec une précision pratiquement chirurgicale, il m’a fait être au sommet de ma forme au moment exact quand j’en avais besoin, à Sotchi 2014. »

Ce sont les genres d’histoires qui sont souvent inconnues et la Semaine nationale des entraîneurs, qui est organisée du 19 au 27 septembre par l’Association canadienne des entraîneurs, est une occasion de mettre en évidence ces importantes personnes derrière les succès d’un athlète.

« Pour moi, j’aime le ski, purement et simplement, a ajouté Dueck. J’ai été chanceux d’avoir quelques excellents entraîneurs qui m’ont fourni les outils nécessaires pour me faire progresser au-delà de ce que je pensais possible. »

Rick Reelie, de la Saskatchewan, a été un des athlètes paralympiques les plus couronnés de succès en athlétisme. Il s’est maintenant tourné vers la tâche d’entraîner et son impact est perçu et apprécié par plusieurs athlètes, dont les récentes multi-médaillées des Jeux parapanaméricains Becky Richter et Ilana Dupont.

« Rick a eu un gros impact positif sur la personne que je suis maintenant, a dit Dupont. Nous travaillons ensemble depuis plus de 10 ans maintenant. Il sait quand écouter et quand pousser malgré les larmes, la douleur, l’incertitude et la peur. Nous avons eu des hauts et des bas, nous avons célébré la victoire ensemble et nous nous sommes regroupés quand les choses ne se passaient pas comme planifiées. »

La vétéran joueuse nationale de basketball en fauteuil roulant Tracey Ferguson dit qu’un entraîneur donne aux athlètes une occasion de «rêver ».

« Un athlète sait que, sans un excellent entraîneur dans sa vie, il n’aurait jamais la chance de gagner, a dit la résidente d’Erin, en Ontario. Je suis incroyablement reconnaissante pour les entraîneurs que j’ai eus au cours de ma carrière, de mes jours juniors, avec Joe Millage et Steve Bialowas, à mes jours universitaires, avec Brad Hedrick et Marty Morse, à mes jours en athlétisme, avec Peter Eriksson et avec l’équipe nationale de basketball en fauteuil roulant avec Tim Frick et maintenant dirigée par Bill Johnson. »

Les deux nageur paralympique Benoît Huot, de Montréal et judoka Priscilla Gagné d'Ottawa a également rendu hommage à leurs entraîneurs .

«C’est un art d'être un bon entraîneur et sans eux, il serait impossible de réaliser nos objectifs , a dit Huot .  Nous les remercions pour leur passion, l'investissement et le dévouement à notre vie et le sport. »

«Je n’aurais pas pu réussir sans mes deux entraîneurs merveilleux Andrzej Sadej et Nathalie Gosselin, a dit Gagné . Leur patience , leur volonté et leur connaissance m'ont bien servi et dit beaucoup de choses sur eux. »

Pour obtenir plus de renseignements sur la semaine nationale des entraîneurs, visitez: http://coach.ca/coach.ca/national-coaches-week-s17020&language=fr