Reportage sur ancien athlète paralympique Tim McIsaac

le 4 décembre , 2017

Tim McIsaac, nageur en or, coeur en or

Tim McIssac, l’athlète paralympique le plus couronné de succès du Canada, continue de consacrer la majorité de son temps et de son énergie à aider les personnes ayant un handicap.

« Je suis reconnaissant d’avoir eu une carrière et d’avoir pu pendant la majorité de ma vie travailler avec des personnes ayant un handicap », dit-il. « Je veux continuer de faire du travail qui profite aux plus jeunes personnes ayant un handicap, en particulier, et les aider à trouver leur voie dans le monde et à faire cette transition de l’école au travail.

« Le nombre de personnes sans emploi pour la déficience visuelle et les personnes ayant un handicap est encore trop élevé.

Aujourd’hui, McIsaac travaille pour le gouvernement provincial du Manitoba et est un meneur pour améliorer les relations entre son employeur et ses employés ayant un handicap. Il est aussi de retour aux études pour obtenir une maîtrise en psychologie (une deuxième maîtrise).

En tant que paranageur aveugle, McIssac a compilé 28 médailles en quatre participations aux Jeux paralympiques entre 1976 et 1988, dont 14 d’or. Il a été un pionnier dans le sport: le premier à exécuter un virage retourné et il a aidé à développer le système de tapeur avec ses entraîneurs Wilf et Audrey Strom. Ces tapeurs avertissaient les nageurs quand ils approchaient du mur et qu’il était temps de tourner.

« J’ai été chanceux d’avoir des entraîneurs qui ont compris ce dont j’étais capable » dit-il. « Ils m’ont donné l’occasion d’atteindre mes objectifs. Faire du sport a renforcé mon caractère et ma volonté. J’ai pu me reprendre en main beaucoup plus vite après des revirements. »

 

 

Le monde paralympique a grandi en stature depuis les jours quand McIsaac battait des records du monde et montait sur la plus haute marche des podiums.

« Cela a été fantastique de voir comment le soutien pour les athlètes paralympiques s’est amélioré depuis l’époque quand je faisais de la compétition », dit-il. « Avec l’augmentation de la couverture médiatique, je peux de nouveau suivre le mouvement, ce qui a été difficile après ma retraite. L’intérêt et les médias sociaux ont rendu possible pour les organisations de générer leurs propres médias. »

Est-ce que le monde a suffisamment changé pour les personnes ayant un handicap? Selon McIsaac il y a encore beaucoup à faire, mais il est un guerrier volontaire.

« Nous avons encore besoin de justice sociale dans toutes nos institutions, dont le sport, pour assurer que les personnes de tous les handicaps obtiennent les ressources dont ils ont besoin.

« Il y a encore des enfants ayant un handicap, comme le mien, qui n’ont pas l’occasion. »