Para-Équestres

Photo d'une athlète sur son cheval qui célèbre une victoire

Les sports para-équestres intègrent divers handicaps et les cavaliers sont classés en fonction de leurs capacités motrices. Leurs habiletés à dos de cheval sont jugées en comparaison à d'autres athlètes ayant des capacités similaires.

C'est l'un des rares sports dans lesquels les femmes et les hommes se font compétition dans les mêmes épreuves. Les athlètes peuvent remporter des médailles tant dans les épreuves individuelles qu'en équipes lors de la même compétition.

Plusieurs athlètes des sports para-équestres participent aussi aux épreuves pour les athlètes sans handicap. Au niveau communautaire, les sports para-équestres regroupent de nombreuses disciplines, mais au niveau international, ils se concentrent sur le dressage seulement.

Les cavaliers sont admissibles à trois épreuves : en équipe, individuelle et style libre sur musique. Les cavaliers sont jugés selon leur habileté à suivre divers circuits à dos de cheval qui comportent des changements de rythme et de direction.

Dans les compétitions internationales, les cavaliers peuvent remporter des médailles aux épreuves individuelles et style libre. Les médailles d'équipe sont accordées aux pays en fonction des pointages combinés de l'équipe et des épreuves individuelles des cavaliers désignés.

Les sports para-équestres sont régis par la Fédération équestre internationale (FEI) (www.horsesport.org) depuis 2006 et l’organisme national de sport responsable est Hippique Canada (www.equinecanada.ca).

Classification

Les sports para-équestres comportent cinq grades, le Grade IA représentant les cavaliers ayant les handicaps les plus sévères et le Grade IV regroupant les cavaliers ayant les handicaps les plus légers.

Durant le processus de classification, les cavaliers peuvent recevoir l’autorisation d’utiliser des « dispositifs d’assistance autorisés » pour compenser leur limitation physique ou sensorielle résultant de leur handicap et pour leur permettre de monter à cheval. Un dispositif d’assistance ne peut être utilisé pour compenser le manque d’habiletés du cavalier ou pour améliorer la performance du cheval, mais peut être considéré comme un dispositif d’assistance à l’entraînement. Le bien-être du cheval est primordial dans la décision d’autoriser un dispositif d’assistance.

Grade IV : les athlètes ont un handicap à un ou deux membres ou un handicap visuel.

Grade III : les athlètes sont souvent capables de marcher sans assistance. Ils peuvent utiliser leurs bras et jambes de façon minimale, ont une perte de vision ou une déficience intellectuelle.

Grade II : la plupart de ces athlètes utilisent un fauteuil roulant ou ont une motricité limitée des bras et des jambes. Certains présentent un handicap unilatéral majeur. Les cavaliers participent aux épreuves de pas et de trot, mais pas au petit galop.

Grade Ib : les athlètes utilisent principalement un fauteuil roulant et ont une déficience au niveau de l’équilibre du tronc et/ou une motricité limitée des bras et des jambes, ou un équilibre moyen du tronc et un handicap sévère des bras et des jambes.

Grade Ia : les athlètes utilisent principalement un fauteuil roulant et ont un handicap aux bras et aux jambes. Ils peuvent arriver à marcher, mais leur démarche est instable en raison d’un handicap sévère au tronc et au niveau de l’équilibre.

Histoire

La première compétition internationale majeure de dressage pour les cavaliers ayant un handicap physique a eu lieu en 1984, lors des Jeux internationaux pour handicapés de New York. Les compétitions para-équestres se sont hissées au rang des épreuves paralympiques aux Jeux paralympiques d’Atlanta en 1996.

Les sports para-équestres font partie des disciplines dans lesquelles le Canada connaît de belles réussites, avec notamment une médaille d'or et une d'argent individuelles aux Jeux paralympiques de Beijing en 2008, ainsi que deux médailles de bronze individuelles aux Jeux paralympiques de 2004.