Pour les professionnels de la santé

AIDEZ VOS PATIENT(E)S À DEVENIR ACTIF(VE)S

32,3 % des Canadiennes et des Canadiens avec un handicap rendent visite à leur médecin au moins une fois par mois (quant aux personnes ayant une déficience, plus de 50 % d’entre elles rendent visite à leur médecin au moins une fois par mois). Par ailleurs, les personnes qui consultent leur médecin régulièrement sont davantage susceptibles, à 54 %, d’être actives physiquement.

Malgré cela, seuls 11 % des médecins canadiens orientent leurs patient(e)s vers des évaluations et des programmes d’activité physique[1].

Le manque perçu de renseignements quant à la façon dont on peut être actif avec un handicap constitue un obstacle majeur à la participation.

Les personnes ayant un handicap souhaitent recevoir des renseignements de la part de sources crédibles. Les fournisseurs de soins de santé sont l’une des deux sources les plus appréciées de renseignements sur l’activité physique des personnes avec un handicap[2]. Les professionnels des soins de santé sont invités à consulter des lignes directrices spécifiques à un sport ou une affection relativement à la participation d’enfants avec un handicap à des activités sportives et physiques[3]. Vous pouvez aider vos patient(s) à mener une vie saine et active en trois étapes simples.

[1] Rapport fédéral sur les personnes handicapées, 2010; Weidinger et al. 2008; Petrella et al. 2007; Faulkner et al. 2010 [2] Faulkner et al., 2010 [3] Minneapolis MN; The McGraw-Hill Companies 2005; Murphy et al. 2008

1. PARLEZ-EN – en parlant d’activité physique, vous avez déjà effectué un premier pas vers la défense des intérêts de vos client(e)s/patient(e)s!

Pour promouvoir efficacement l’activité physique et le sport, vous devriez avoir une discussion ouverte et honnête avec vos patient(e)s sur l’activité physique :

  • Mettez l’accent sur ce que votre patient(e) PEUT faire! Envisagez plusieurs possibilités et partagez votre passion, vos informations et vos recommandations avec vos patient(e)s, vos collègues, les familles, etc.
  • Ayez conscience des avantages de la participation de toutes les personnes ayant un handicap à une activité physique ou à un sport
  • Prônez le fait que le handicap NE constitue PAS un obstacle à la participation — les obstacles sont là, mais vous devriez encourager tout le monde à participer[1]
Obstacles Courants Comment Surmonter Ces Obstacles

Inquiétudes quant à la possibilité de résultats négatifs

Fournissez des renseignements réalistes sur le risque de douleur ou de blessure; rappelez aux patient(e)s qu’il existe des activités pour tous les niveaux d’aptitude. Discutez des avantages de l’activité physique sur la santé physique et psychologique ainsi que des risques associés à l’inactivité.

Manque de confiance

Insistez sur ce que votre patient(e) PEUT faire; programmez ou suivez une séance « découverte » locale; aidez votre patient(e) à se fixer des objectifs réalistes et rappelez-lui que des possibilités existent pour tous les niveaux d’aptitude et d’implication.

Manque de soutien social

Encouragez les membres de la famille de votre patient(e) à s’impliquer; insistez sur le fait que le sport constitue un excellent moyen de nouer des amitiés.

Manque de ressources informationnelles

Encouragez les membres de la famille de votre patient(e) à s’impliquer; insistez sur le fait que le sport constitue un excellent moyen de nouer des amitiés.

 

 

 2. PRESCRIVEZ-EN - PRESCRIVEZ de l’activité physique sur la base de lignes directrices publiées Consultez la Société canadienne de physiologie de l’exercice pour de plus amples renseignements Posez la question suivante à vos patient(e)s : pratiquez-vous une activité physique?

 

3. FAITES UN SUIVI - adressez vos encouragements et continuez à poser des questions sur la participation et l’implication lors des rendez-vous de suivi.

 

 

 

TÉMOIGNAGE

« Mon physio m’a dit lors d’une séance de rééducation : “Si tu ne tombes pas de ta chaise au moins une fois par jour, je ne fais pas assez d’efforts”. Elle m’a fait comprendre que je n’étais pas fragile, que je n’allais pas être plus brisé que je ne l’étais déjà... que je pouvais encore me cogner et chuter comme avant. »

- Chris, ski alpin, ski nautique, triathlon