Rocky Mountain Adaptive

Les premières pistes. Les jours de poudreuse. L’air alpin. Pour Jamie McCulloch, les montagnes sont magiques. À titre de directeur exécutif et directeur général de Rocky Mountain Adaptive, McCulloch veut amener autant de Canadiens que possible sur les montagnes, et il ne laissera aucun handicap les freiner.

« Une des meilleures choses à propos du ski, c’est que la gravité ne fait pas de discrimination », dit-il.

Chaque année, l’organisation Rocky Mountain Adaptive, basée à Canmore, en Alberta, offre aux Canadiens près de 2000 possibilités de vivre une expérience unique dans plus de 20 sports et activités de loisir adaptés. En 2018, l’organisation espère prendre de l’expansion afin d’amener encore plus de Canadiens ayant un handicap sur les pistes.

Le financement a permis à l’organisation d’acheter un nouvel appareil de ski assis et de créer trois nouveaux camps pour le ski assis, dont un pour apprendre aux débutants les rudiments du ski assis, ainsi qu’un cours intermédiaire et un autre pour skieurs avancés. La réponse a été extrêmement positive, tant pour les participants que pour McCulloch.

« On ne peut attribuer une valeur monétaire à cette expérience ni à l’influence positive qu’elle a sur leurs vies », ajoute McCulloch.

« Un sport comme le ski peut être assez dispendieux, alors nous offrons un camp pour débutants tout à fait gratuitement, qui donne aux personnes ayant un handicap une occasion d’essayer un nouveau sport, et peut-être de se retrouver pour la première fois sur les pistes ou de reprendre le sport après un accident. »

Le camp des débutants a eu un impact particulièrement important sur les participants. McCulloch raconte qu’un des skieurs, un homme qui s’était brisé le dos en skiant l’année dernière, n’était jamais allé dans la neige depuis son accident. Un autre participant était un Néo-Canadien, qui s’était brisé le dos dans un accident d’avion. « Il n’avait jamais vu la montagne auparavant », se rappelle McCulloch.

D’ici la fin du camp de deux jours, tous les participants skiaient de façon indépendante. « Personne ne se raccrochait aux poignées », raconte McCulloch. « Personne n’a demandé de l’aide ». Plusieurs sont parvenus tout seuls à maîtriser le processus d’embarquement dans le télésiège et de débarquement, un fait que McCulloch qualifie « d’incroyable ». Très vite, les skieurs assis dévalaient les pistes intermédiaires bleues en compagnie de leurs homologues valides au Sunshine Village.

« Chacun a complètement surpassé ses attentes », ajoute-t-il. La plupart des participants au cours pour débutants se sont immédiatement inscrits aux programmes de Rocky Mountain Adaptive afin de pouvoir continuer à pratiquer le ski assis pendant le reste de la saison.

Même si le camp est organisé pour une raison, l’appareil de ski assis acquis par Rocky Mountain Adaptive avec la subvention de 10 000 $ du Fonds de développement du sport paralympique durera des années.

McCulloch estime que le nouvel appareil de ski assis a une durée de vie utile d’au moins 10 ans, et cet équipement de pointe sera utilisé par des centaines de personnes ayant un handicap dans leur quête pour maîtriser les pentes.

« C’est un super appareil de ski assis pour notre programme », ajoute McCulloch. « On peut l’ajuster pour permettre à différents participants d’acquérir les rudiments du sport. Il nous permet d’éliminer un autre obstacle à l’apprentissage du ski. À l’aide des dispositifs de réglage des sièges que nous avons également achetés avec le montant de la subvention, il peut recevoir tous les participants, peu importe leur taille, leurs blessures, leurs forces ou leurs capacités. »

« Du point de vue de nos programmes et de l’organisation, cet appareil nous donne la capacité d’élargir notre portée, d’aider les gens à vivre de nouvelles choses et leur faire prendre conscience des choses formidables qu’ils sont capables de faire », ajoute-t-il.

« Les personnes qui pratiquent des activités de loisirs peuvent mener une vie formidable quel que soit le défi auquel elles sont confrontées, que ce soit quelque chose avec lequel elles sont nées ou un handicap acquis », ajoute-t-il. « Nous voulons nous assurer qu’ils aient une expérience à la fois formidable et sécuritaire. »

Athletes de ski assis sur une montagne