Association Québécoise de sports pour paralytiques cérébraux

Le boccia, un sport de concentration et de précision, a d’abord été conçu pour les gens atteints de paralysie cérébrale, mais il se pratique aujourd’hui par des joueurs ayant divers types de handicaps. 

En tant qu’organisme de régie du boccia au Québec, l’Association québécoise de sports pour paralytiques cérébraux (AQSPC) veille à ce que les joueurs prometteurs de boccia de toutes capacités soient prêts à passer à l’action.  

« Ce n’est pas toujours évident de développer le talent », indique Josée Malo, directrice générale de l’AQSPC. « Nous savons que les parents dont les enfants ont un handicap physique font face à des dépenses élevées. Et le sport est une dépense encore plus importante, ajoute-t-elle. Nous essayons de contrebalancer tout ça. »

Grâce à du financement reçu en 2018, l’AQSPC a pu centrer ses efforts sur la croissance du sport, surtout chez les jeunes enfants. Des équipes de l’AQSPC ont visité des écoles, des centres de réadaptation et des installations de loisir afin de faire connaître le boccia à de nouveaux joueurs — et à leurs familles — dans le cadre de camps et de démonstrations.  

«Les camps avaient deux objectifs. D’abord, ils visaient à montrer aux jeunes ce qu’ils sont capables d’accomplir dans ce sport tout en éduquant ceux qui en ont la charge, qu’il s’agisse d’un parent ou d’un éducateur, pour qu’ils puissent utiliser le boccia comme une activité qui favorise le développement. »

Le second objectif était de promouvoir le sport.  

« Nous voulons montrer aux jeunes que le boccia est un vrai sport. On peut aller loin dans sa pratique. Notre but est de promouvoir le boccia comme une porte qui s’ouvre sur le monde. »  

Un camp d’introduction a été organisé en avril pour les enfants de six ans et plus et leurs parents à deux centres de réadaptation de la région de Montréal. 

Un second camp pour les athlètes juniors s’est déroulé à l’Institut national du sport situé au stade olympique. C’est à cet endroit que l’équipe nationale de boccia s’entraîne, tout comme les équipes nationales de plusieurs sports olympiques et paralympiques comme le judo et la natation.  

L’AQSPC affirme que le but de ces camps est le partage de connaissances et l’obtention de la plus grande portée possible.  

« Nous n’aurions pas pu réaliser tous ces camps sans cet argent », ajoute Malo.  

« Le Québec est grand, et nous essayons de ne refuser aucune demande. Si les jeunes veulent un camp à SaintJean ou au Saguenay — s’il y a des jeunes de n’importe où qui veulent jouer — nous y allons. »  

Le sport est un rêve auquel Malo s’associe grandement et qui est pour elle très personnel. « Quand j’étais jeune, Nancy Green était la meilleure et je voulais être comme elle », dit-elle en se remémorant la championne de ski alpin.  

« Au centre de ski, il y avait une piste nommée “Nancy Green”. Mon but était d’être capable de la dévaler. Lorsque vous avez un handicap, c’est parfois difficile d’imaginer ce genre de rêve. »