Entraîneur en vedette: Heather Hennigar file vers le succès comme para-entraîneur

Hennigar croit que sa carrière a été revitalisée par le parasport

DUBAÏ – Heather Hennigar est peut-être une nouvelle venue comme para-entraîneur, mais elle semble filer vers le succès.

L’ancienne coureuse de demi-fond de l’équipe nationale et entraîneur dans plusieurs compétitions d’athlétisme, dont les Jeux olympiques de 2016, a trois athlètes aux championnats du monde d’athlétisme cette semaine à Dubaï: Nathan Riech, Zachary Gingras et Thomas Normandeau.

« C’est super excitant », dit-elle. « Ma première compétition majeure comme entraîneur para a été les Jeux parapanaméricains à Lima en août. J’ai appris beaucoup dans une courte période de temps. »

Riech a été le premier à connecter avec Hennigar et l’a aidée à étendre ses horizons comme entraîneur.

« C’est le rôle de para-entraîneur qui m’a trouvée, par le biais de Nate », dit-elle. « Nate a été impliqué dans certaines des activités de notre centre l’an dernier. Il est venu à un camp d’entraînement que nous avions en Belgique et a été dans un entraînement en haute température à San Diego, donc j’ai appris à le connaître là. »

Installé aux É.-U., mais né d’une mère canadienne qui a été une athlète de haut niveau en athlétisme, Riech a voulu représenter le Canada sur la scène internationale. Il voulait aussi faire partie d’un groupe d’entraînement.

« Il a décidé que plutôt que d’être un loup solitaire, il voulait avoir une équipe autour de lui pour pouvoir venir au centre de l’Ouest [Institut canadien de sport du Pacifique] l’automne dernier et ce fut ma première expérience avec des para-athlètes » a dit Hennigar.

Dans sa dernière année avec des para-athlètes, Hennigar admet que ce n’est pas tellement différent que d’entraîner des athlètes sans handicap.

« Il y a une petite différence dans l’approche comme entraîneur », dit-elle. « Donc avec n’importe quel athlète, vous allez apprendre à les connaître et à connaître leur portrait de récupération.

« Nate, par exemple, a son propre portrait individuel comme tous les athlètes, mais en fait je trouve qu’il y a moins de différence que vous l’imaginer. C’est comme entraîner n’importe quel athlète. »

Ce qui a le plus excité Hennigar est que son trio commence une grande aventure dans le sport compétitif.

« Ils sont jeunes et nouveaux, mais ont tous un talent brut », dit-elle. « Ils sont d’excellents athlètes et excités par cette aventure. Ils veulent le faire ensembles. Ces championnats du monde sont en fait leurs premiers championnats majeurs. »

Avec sa vaste expérience dans le sport comme athlète et entraîneur, Hennigar croit que sa carrière a été revitalisée par le parasport.

« C’est une nouvelle relation avec la signification derrière le sport », dit-elle. « C’est rafraîchissant pour moi après une décennie comme entraîneur. Pour certains de ces gars, c’est un regain de vie. Nate a une riche histoire sportive derrière lui. C’est une occasion pour lui de faire ce qu’il veut faire et je suis reconnaissante pour avoir l’occasion d’être impliquée. »

En tant qu’actuel détenteur du record du monde du 1500m T38, Riech est un candidat majeur pour une médaille pour le Canada aux championnats du monde. Pour Gingras et Normandeau, c’est une occasion d’acquérir plus d’expérience.

« Les trois hommes sont très préparés », a dit Hennigar. « Il y a des objectifs de progression. Nous avons une excellente équipe au centre de l’Ouest et il y a eu beaucoup de préparation mise en place pour nous assurer que ces gars sont prêts à produire. En termes d’objectifs spécifiques, Nate veut tout donner et on s’attend à ce que les autres gars améliorent leurs classements et leurs records personnels. »

Cela serait la recette parfaite pour la prochaine phase de préparation: Tokyo 2020.

Un entraîneur de qualité est une portion intégrale du sport et de bâtir des performances sur le podium. Chaque mois, avec notre Entraîneur en vedette présenté par Petro-Canada, nous soulignerons les meilleurs entraîneurs du Canada qui ont produit un impact dans le sport paralympique.  
 

Heather Hennigar