La vedette paralympique Richard Peter est de retour sur le terrain en parabadminton

« Mes habiletés avec mon fauteuil roulant ont aidé mon jeu »

 

OTTAWA – Il était un pilier de l’équipe canadienne de basketball en fauteuil roulant masculin, une ancre lors des années de gloire d’Équipe Canada dans les années 1990 et 2000 avant d’accrocher son chandail après une performance en or aux majestueux Jeux paralympiques de 2012 à Londres.

Mais Richard Peter est de retour sur le terrain, cette fois comme membre de la formation nationale canadienne de parabadminton. Le mois dernier, il a été choisi dans l’équipe canadienne de parabadminton pour les Jeux parapanaméricains 2019. 

C’est un premier pas vers retourner au Jeux paralympiques en 2020.

En basketball en fauteuil roulant, le joueur de 46 ans de Duncan, en C.-B., a participé à cinq Jeux paralympiques entre 1996 et 2012. Il a gagné trois médailles d’or (2000, 2004, 2012) et une d’argent (en 2008). Il a remporté de nombreux prix au cours de sa carrière et il a été intronisé au Temple de la renommée sportive de la C.-B. en 2010.

Il est aussi un membre respecté des Tributs Cowichan de la Colombie-Beritannique et il a gagné deux fois le prix national Tom Longboat pour l’athlète autochtone masculin de l’année.

En 2017, Peter travaillait avec Spinal Cord B.C. quand Badminton Canada l’a approché pour recruter des athlètes pour les championnats nationaux de parabadminton qui avaient lieu à Vancouver cette année-là.

« J’ai trouvé des joueurs, mais je me suis aussi dit que je devrais jouer puisque j’aime plusieurs sports », a dit Peter. « Donc j’ai participé et je me suis beaucoup amusé. Les entraîneurs ont paru impressionné et ont recommandé que je continue à jouer. 

« Donc me voici. »

Le parabadminton est un nouvel ajout au programme des Jeux parapanaméricains en août à Lima et aux Jeux paralympiques 2020 à Tokyo. Peter joue dans une des deux catégories en fauteuil roulant (WH1). Il y a aussi des catégories pour les amputés, les joueurs ayant de la paralysie cérébrale et les joueurs de petite taille.

« Mes habiletés avec mon fauteuil roulant ont aidé mon jeu », a dit Peter à propos de sa rapide ascension dans le sport. «

Toutefois, je suis en retard dans l’expérience de badminton. Principalement pour apprendre la bonne technique pour frapper tous les coups, que ce soient les services, les retours. Quand j’ai commencé, ils disaient que je tenais la raquette comme une poêle à frire quand je frappais mes coups.

« J’ai appris beaucoup depuis et maintenant je joue contre des joueurs plus expérimentés. J’essaie d’apprendre à chaque match, donc je vois les bonnes techniques. Quand ils servent, je peux voir clairement et comment ils frappent pour aller court ou profond. »

Ce genre d’engagement et de renforcement positif a été le coup de pouce dont le programme para de Badminton Canada avait besoin. Un joueur comme Peter apporte plus que des résultats à la table. Il est une précieuse ressource pour un nouveau programme à tous les niveaux de développement des joueurs, physiquement et mentalement, jusqu’aux entraîneurs et à l’administration.

« Avec beaucoup de joueurs et d’entraîneurs, je leur donne des conseils sur les voyages et sur se préparer pour les compétitions », dit-il. « Je sais l’importance de ne pas s’inquiéter du dernier coup et de se concentrer sur le prochain point. Continuer simplement d’aller de l’avant. J’essaie de garder les joueurs calmes quand les choses deviennent très intenses. C’est l’expérience que j’ai acquise en jouant autant de matches de haut niveau. »

Un des joueurs qui profite directement de Peter est son partenaire en doubles, Bernard Lapointe. Aussi un grand amateur de sports, Lapointe apprend encore les subtilités de la compétition internationale et de représenter Équipe Canada. 

« Avec l’expérience de Richard, je ne suis pas stressé », a dit Lapointe. « Nous sommes cochambreurs et nous parlons de beaucoup de choses. Quand vous allez à des tournois avec quelqu’un qui connaît déjà cela, cela rend la chose plus facile. » 
Peter croit que l’ajout du parabadminton aux Jeux majeurs profitera au mouvement paralympique, pas seulement au Canada, mais autour du monde.

« Beaucoup de ces joueurs jouent depuis plusieurs années, que ce soit dans leur collectivité ou dans des équipes », dit-il. « Maintenant tout le monde sort de l’ombre. Je suis certain que la majorité des gens ont joué au badminton, que ce soit à la plage, chez-eux, à l’école.

« C’est excellent que plus de gens aient l’occasion de l’essayer et peut-être d’aller aux Jeux paralympiques. »