Les championnats du monde de paranatation Allianz vont débuter à Londres

Environ 650 athlètes de 80 pays sauteront à l’eau à compter de lundi pour les championnats du monde de paranatation Allianz 2019 alors que Londres présente sa plus grosse compétition globale de natation depuis les Jeux paralympiques de 2012.

Rares sont ceux et celles qui sont aussi excités de retourner au Centre aquatique de Londres que la Britannique Stephanie Millward qui a gagné cinq médailles dans la catégorie féminine S9 class aux Jeux paralympiques chez-elle.
    
« Les Jeux paralympiques de Londres ont produit des souvenirs fantastiques que je conserverai pour toujours » a dit la nageuse de 37 ans à propos de l’héritage de l’installation au Parc olympique Reine Elizabeth. 
    
« La piscine est incroyable. J’ai aimé l’atmosphère et j’ai aimé faire partie de l’équipe de la G.-B. Ce sont les meilleurs Jeux paralympiques jusqu’à maintenant. »
    
Profondément enfouie dans la banque de souvenirs de Millward à propos de Londres 2012 il y a une autre motivation pour produire cette semaine. 
    
« Je n’ai été bonne que pour gagner des médailles d’argent à cette occasion, mais cela m’a donné la détermination pour en obtenir en or quatre ans plus tard (à Rio 2016) », dit-elle. « J’ai appris que tout est une expérience qui fait ce que vous êtes. »
    
Alors qu’elle adopte un nouveau rôle de mentor dans l’équipe nationale anglaise, Millward craint sa coéquipière de 16 ans Toni Shaw au 400m libre S9 400m à Londres 2019.
    
« Elle est jeune, mais elle aime travailler fort et c’est quand les personnes se poussent qu’elles deviennent des personnes fantastiques », a dit Millward avant de blaguer: « Je pense que je devrai l’enfermer dans une chambre. »
    
DE GRANDS CHAMPIONS DE RETOUR POUR PLUS
    
Ihar Boki, de la Biélorusse, a aussi de grands souvenirs de la piscine de Londres, ayant quitté les Jeux de 2012 avec cinq médailles d’or et une d’argent dans la catégorie masculine S13.
    
Le nageur de déficience visuelle de 25 ans a une saison 2019 relativement tranquille selon ses propres critères. Toutefois, il espère retrouver la forme qui lui a valu six médailles d’or aux plus récents championnats du monde à Mexico en 2017.
    
Dans la catégorie de déficience visuelle féminine S11, la double championne paralympique Liesette Bruinsma, des Pays-Bas, sait qu’elle sera surveillée de plus près que jamais après avoir récemment établi de nouvelles marques mondiales aux 100m, 200m et 400m libre.
    
« Des personnes pensent que parce que vous gagnez la première fois, vous gagnerez aussi la deuxième fois », a dit Bruinsma, qui aura 19 ans le premier jour de la compétition.
    
« Mais le passé est le passé et je pense qu’une nouvelle course est une nouvelle chance pour une nouvelle gagnante de la médaille d’or. Des personnes ne comprennent pas cela, moi oui. Vous n’êtes aussi bonne que dans votre prochaine course. »
    
Espérant améliorer d’un rang sa dernière participation à ce niveau, il y a Abbas Karimi, qui est devenu le premier paranageur afghan à participer aux championnats du monde quand il a gagné la médaille d’argent au 50m papillon S5 à Mexico en 2017.
    
« Je l’ai fait il y a deux ans; je suis allé aux championnats du monde et j’ai terminé deuxième et maintenant je suis de nouveau ici » a dit l’athlète de 22 ans qui nagera pour l’équipe paralympique d’athlètes indépendants avec Ibrahim Al-Hussein, de Syrie. 
    
« C’est un grand honneur et je suis très fier de représenter des millions de réfugiés à travers le monde. Je me prépare depuis trois mois, donc je suis prêt. Je suis ici pour gagner. »
    
Même avec des paroles aussi positives, Karimi peut avoir des difficultés à terminer devant le Brésilien Daniel Dias, qui a amassé un impressionnant total de 24 médailles d’or aux championnats du monde dans la catégorie masculine S5 depuis Durban 2006, ainsi que 14 médailles d’or paralympiques, dont six à Londres en 2012.
    
Dias devrait de nouveau prouver sa valeur aux 50m et 100m libre et aux 50m dos et papillon.  
    
DÉJÀ DES RIVALITÉS
    
Un des affrontements les plus intrigants à Londres aura lieu dans la catégorie féminine S8 où la sensation anglaise en paranatation Alice Tai affrontera Jessica Long, des É.-U., dans six épreuves: les 50m, 100m et 400m libre; les 100m dos et papillon et le 200m QNI.
    
Tai a la forme pour tenir tête à qui que ce soit en 2019 et participera aux championnats du monde chez-elle en tant que la favorite pour les médailles d’or dans au moins trois épreuves. 
    
Long n’est pas non plus une étrangère au Centre aquatique de Londres, toutefois, ayant gagné cinq médailles d’or en 2012 et 13 médailles d’or en tout aux Jeux paralympiques, comparativement à la seule médaille d’or en relais de Tai à Rio 2016.
    
Dans la catégorie masculine S7, Carlos Serrano doit éliminer la fatigue d’avoir gagné cinq titres le mois dernier aux Jeux parapanaméricains de Lima 2019.
    
Le Colombien a aussi gagné cinq médailles d’or à Mexico en 2017 pour ajouter à celle en or de ses débuts aux championnats du monde de Glasgow. Mais il n’a pas d’expérience des grosses compétitions à l’installation de Londres, ayant regardé les Jeux de 2012 à la télévision à 13 ans.
    
Les championnats du monde de paranatation Allianz auront lieu du 9 au 15 septembre et d’autres renseignements sont disponibles dans le site Internet de Londres 2019 https://www.paralympic.org/london-2019