Pour Tyler McGregor, le pouvoir du sport commence avec l’espoir

Sa passion pour le hockey l’a aidé à contrôler l’incertitude
Tyler McGregor

TORONTO – Quand Tyler McGregor s’est retrouvé sur la glace avec ses coéquipiers pour la première fois en près d’un an le mois dernier, cela a allumé l’espoir en lui et les autres joueurs que la saison 2021 peut encore devenir une réalité après l’abandon de 2020.

Un camp d’entraînement est aussi dans les cartons pour mars à Montréal et le championnat du monde est présentement prévu en juin à Ostrava, en République Tchèque.

« C’est incroyable », a dit McGregor au sujet du récent camp de sélection de l’équipe de para-hockey sur glace à Calgary. «

Cela vous enseigne vraiment à quel point vous aimez votre sport et à quel point il vous manque quand on vous l’enlève. C’est simplement fantastique de revenir à un environnement de compétition.

« C’est bon d’avoir quelque chose en vue, spécialement avec plus d’un an avant les Jeux de Beijing. Je sympathise beaucoup avec les athlètes d’été présentement qui affrontent tellement d’incertitude. »

Ce n’est pas la première fois que le résident de Toronto affronte l’incertitude dans sa vie. À 15 ans, il s’est fracturé une jambe dans son premier match de la saison 2009. Un espoir dans la LHOn à l’époque, il a subi une opération, mais a développé une excroissance derrière sa jambe. Il a été diagnostiqué avoir le sarcome des cellules fusiformes, une forme de cancer des tissus mous qui vient de l’os. Sa jambe a été amputée le même jour que le repêchage de la LHOn 2010.

« Le pouvoir du sport rassemble les collectivités », dit McGregor, quand on lui a d’abord demandé comment il a réagi après un tel choc à un si jeune âge. « C‘est la chose numéro une qui m’a aidé dans cette transition dans ma vie. 

« Ensuite le sport vous apprend beaucoup. La résilience et l’état d’esprit pour demeurer positif face à l’adversité – je pense que le sport m’a vraiment aidé à me préparer pour une période difficile. »

Bien sûr, dans le cas de McGregor, nous pouvons aussi transposer le pouvoir du sport en plus spécifiquement le pouvoir du hockey. L’athlète de 26 ans qui a grandi à Forest, en Ontario, a commencé à jouer au hockey organisé à trois ans. Il y avait une patinoire dans sa cour et l’aréna local n’était qu’à 400 mètres. 

McGregor prétendait qu’il était Joe Sakic et qu’il marquait le but gagnant aux Jeux olympiques sur ces surfaces glacées quand il était enfant. 

« Le sport vous montre à vous adapter », dit McGregor. « Même à 15 ans j’étais prêt pour n’importe quoi qui pouvait m’arriver. J’avais toujours beaucoup de passion pour le jeu que j’aimais. Le para-hockey sur glace m’a permis de continuer dans cette voie, jouer au plus haut niveau et représenter le Canada. 

« Cela a été un grand honneur au cours des neuf dernières années. »

McGregor, capitaine de l’équipe nationale canadienne, redonne maintenant à la prochaine génération pour que d’autres découvrent aussi la joie qu’il a dans le sport. 

Le double médaillé paralympique a un cancer semblable à celui de Terry Fox et il considère l’icône canadien comme une de ses idoles. Cette année est le 40e anniversaire du décès de Fox et McGregor patinera 25 kilomètres sur sa luge, dimanche, pour recueillir de l’argent pour soutenir le Marathon de l’Espoir.   

Et tout juste dans la dernière année, McGregor a vu des histoires nationales sur Logan Munden et Ryan Straschnitzki, deux personnes qui, comme McGregor, passent au travers de circonstances difficiles grâce à l’influence positive et à l’impact du sport.  

Munden, qui est né avec un état incluant deux pieds bots, a commencé à jouer au para-hockey sur glace à cinq ans. Récemment, le jeune de 11 ans de Fall River, en N.-É., a eu un pied amputé et il a eu peur de ne plus pouvoir pratiquer son sport favori. Mais deux mois plus tard il était de retour sur la glace. Son histoire a été reprise par Hockey Canada qui a fait un vidéo qui a été vu par des milliers de personnes, dont McGregor.

« Des histoires comme celle de Logan sont tellement inspirantes », a dit McGregor. « C’est un autre exemple pourquoi le sport est si puissant. Sa transition de retour après son amputation a été très rapide. Il est un jeune joueur de hockey passionné qui a les mêmes rêves. Tout comme moi, il a le soutien derrière lui qui rendra cela une expérience d’apprentissage agréable. »

Straschnitzki est un survivant de l’accident dévastateur de l’autobus des Broncos de Humboldt qui a secoué le pays en 2018. Paralysé à partir de la poitrine en descendant, Straschnitzki a montré une profonde détermination pour un jour jouer au para-hockey sur glace aux Jeux paralympiques. 

« Son désir de jouer au para-hockey sur glace est né presque immédiatement après l’accident », a dit McGregor. « Il croyait en lui et dans la persévérance pour passer au travers de sa récupération et commencer cette procédure. Son éthique de travail pour pousser à travers de ces circonstances a été impressionnante, mais il est aussi patient. »

Aujourd’hui, Munden et Straschnitzki rêvent peut-être de marquer, un jour, le but gagnant, sur une passe de McGregor ou de Greg Westlake ou de Billy Bridges à des Jeux paralympiques.