Une décision tardive rapporte à Sametz aux championnats du monde de paracyclisme sur route

Michael Sametz a été un des trois membres de l’équipe canadienne de paracyclisme à revenir avec un titre mondial


La veille du jour quand Michael Sametz devait prendre le départ comme champion du monde en titre de la course contre la montre, il réfléchissait à une stratégie pour utiliser un braquet plus gros sur son vélo. 

« J’ai décidé de le faire et à cause de cela j’étais un peu nerveux à propos de pouvoir m’assurer que je pourrais conserver mon momentum », a-t-il dit. « Parce que c’était un plus gros braquet, je ne voulais pas me brûler trop vite, mais c’est pourquoi j’étais tellement concentré sur la course. Et quand j’ai commencé la course, j’étais comme: ‘wow, je vais beaucoup plus vite avec ce braquet et je me sens très bien’. » 

La décision a rapporté puisque le plus gros braquet l’a aidé à acquérir de la vitesse dans les descentes. Et sur un parcours que Sametz décrit comme un des meilleurs parcours de course en paracyclisme, il a remporté la couronne du 27,2 kilomètres dans sa catégorie C3 en 35:20,29 minutes. 

« Dans le dernier tour, j’ai entendu le temps de passage selon lequel j’étais en avance d’environ une minute et cela m’a surpris parce que je courais ma propre course », dit-il. « Quand j’ai entendu à quel point j’étais seul, je me suis dit que je continuerais à pédaler à fond jusqu’à la fin parce que je voulais un record personnel. »

L’athlète de 22 ans de Calgary, qui a de la paralysie cérébrale, a été un des trois membres de l’équipe canadienne de paracyclisme à revenir des championnats du monde de paracyclisme sur route à Maniago, en Italie, en août, avec un titre mondial. C’était son deuxième championnat du monde de suite dans la course contre la montre et une continuation d’un solide été qui l’a vu terminer premier dans plusieurs Coupes du monde. 
 

Michael Sametz à les championnats du monde de paracyclisme sur route à Maniago, en Italie

Photo: Jean-Baptiste Benavent

Médaillé de bronze à ses premiers Jeux paralympiques à Rio 2016, à 20 ans, Sametz visera bâtir là-dessus pour obtenir de plus grands succès dans les deux prochaines années avant les Jeux paralympiques de Tokyo 2020.  

« L’objectif l’an prochain est de gagner un championnat du monde ou de gagner plusieurs titres parce que cela aide votre sélection pour Tokyo, donc c’est le principal objectif », a-t-il dit. « Et ensuite à Tokyo nous verrons rendus là. Mais personnellement je deviens plus fort et plus rapide avec l’âge et donc je deviens lentement capable de diriger la compétition au lieu de simplement demeurer compétitif. 

« Je veux continuer de bâtir cette place que j’ai dans les courses internationales. »

Cette mentalité d’être un meneur en est une selon laquelle toute l’équipe canadienne de paracyclisme vit et qui, dit Sametz, leur permet de se pousser les uns les autres à faire de leur mieux. 

« Nous voulons pousser la compétition », a dit Sametz. « Nous voulons être le pays qui pousse la compétition en général et pas ceux qui essaient simplement de suivre ou de tenir leur bout. Nous avons réussi à faire cela et nous voulons conserver cette place dans le monde. »