Aurélie Rivard sur la voie de la grandeur

«Il y a définitivement un avant et un après Rio »

Avec sa médaille d’or, lundi, au 50m libre féminin, Aurélie Rivard a poursuivi sa vague de succès qui la garde sur la voie pour atteindre un jour le statut de légende comme les vedettes de la paranatation Benoît Huot et Stephanie Dixon.
Tout a commencé pour Rivard en 2010 quand elle a fait son entrée dans l’équipe pour les championnats du monde à 14 ans.

À 16 ans, aux Jeux paralympiques de 2012, elle a fait partie d’un mouvement jeunesse du Canada qui incluait Katarina Roxon et Morgan Bird. À Londres, Rivard a été une candidate pour une médaille dans chaque course à laquelle elle a participé et cela a culminé avec une médaille d’argent au 400m libre féminin.

Elle a gagné cinq médailles en deux participations aux Jeux paralympiques, dont trois d’or à Rio 2016, et la victoire de lundi était son 10e podium aux championnats du monde, qui ont inclut deux autres victoires en 2015.
Rivard, qui est née avec une main gauche non développée, est présentement la détentrice des records du monde des 50, 100, 200 et 400m libre dans la catégorie S10. 

Encore au programme de Londres, il y a les 100m et 400m libre et le 100m dos.

« Je veux défendre les titres que j’ai gagnés en 2015 », a dit la porte-drapeau du Canada lors de la cérémonie de fermeture des Jeux paralympiques de 2016. « J’ai aussi perdu le 100 libre par 0,1 de seconde, donc j’aimerais gagner aussi celle-là. »

Depuis les Jeux paralympiques de Rio, Rivard s’entraîne sous Mike Thompson au Centre de haute performance du Québec à Montréal. Elle a été découverte dans sa ville d’origine par France Latendresse qui a entraîné Rivard pendant les neuf premières années de sa carrière au Centre de natation Haut-Richelieu à St-Jean-sur-Richelieu, au Québec.

« C’était un gros changement », a admis Rivard à propos de son déménagement à Montréal. « Quand j’étais plus jeune, j’avais besoin que quelqu’un me dise quoi faire et me suive de très près. Maintenant avec Mike, nous travaillons plus en équipe, nous travaillons tous deux sur le programme et nous donnons tous deux notre opinion. Nous avons une solide relation de travail comme entraîneur et athlète. Je trouve cette approche vraiment motivante pour aller dans la piscine chaque jour. »

Sa performance de trois médailles d’or et une d’argent aux Jeux de Rio a certainement attiré davantage les projecteurs sur Rivard.

«Il y a définitivement un avant et un après Rio », dit-elle. « J’ai reçu plus de visibilité qu’avant et je suis devenue une voix plus forte pour le mouvement. J’aime parler à des jeunes dans les écoles. J’espère que je suis quelqu’un qu’on veut imiter et qui inspire ceux et celles qui veulent réaliser aussi leurs rêves. »

Même si elle n’a que 23 ans et près d’une décennie de compétition derrière elle, Rivard ne montre aucun signe de ralentissement.

« Cela devient de plus en plus difficile, mais j’aime encore le sport, la haute performance et la natation. Il y a beaucoup à apprendre et j’ai toujours la passion. Je pense que le jour quand je perdrai ces émotions il sera temps d’arrêter. 

« Il y a une nouvelle vague de nageuses qui arrive qui sont plus rapides que je l’étais à leur âge.

« Il y a beaucoup de nageuses qu’il faut surveiller. »