Le champion paralympique Mac Marcoux intronisé au temple de la renommée de la Fondation canadienne des personnes ayant un handicap physique  

Louis Daignault
15 octobre, 2026

David Legg, chercheur en parasport, également intronisé à titre de bâtisseur

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TORONTO — Mac Marcoux ne savait absolument rien de sa nomination au temple de la renommée de la Fondation canadienne des personnes ayant un handicap physique. C’est un appel téléphonique qui a informé le sextuple médaillé paralympique de son intronisation quelques mois plus tôt.

« Au début, je pensais que j’avais peut-être raté un message ou une annonce au travail », raconte Marcoux, 29 ans, qui occupe aujourd’hui le poste de coordonnateur de l’engagement des athlètes au Comité paralympique canadien. « Je n’avais aucune idée. »

L’identité de la personne ou des personnes qui ont soumis la nomination du résidant de Goulais, en Ontario, demeure un mystère.

Marcoux, qui a agi à titre de capitaine d’Équipe Canada aux Jeux paralympiques d’hiver de Milano Cortina 2026, a été officiellement intronisé au cours d’un gala qui s’est tenu la semaine dernière à l’hôtel Royal York de Toronto. David Legg, de Calgary, un éminent chercheur et défenseur des droits qui a contribué à façonner le parasport au Canada et sur la scène internationale, a également été intronisé en qualité de bâtisseur.

Avec cette intronisation, Marcoux a rejoint un groupe distingué de Canadiens et Canadiennes reconnus pour leurs contributions au sport pour les personnes ayant un handicap et à la communauté du handicap dans son ensemble.

Le temple de la renommée comprend des figures du parasport, comme Chantal Petitclerc, Rick Hansen et le mentor en ski para-alpin, Chris Williamson.

« Évidemment, j’en suis très honoré et très heureux », affirme Marcoux. Il était entouré de sa mère Lee et de son épouse Dina lors de la cérémonie. Il attribue en grande partie son succès au soutien inébranlable de sa famille, tout au long de sa carrière.

Marcoux a conclu sa carrière en ski para-alpin en beauté aux Jeux paralympiques d’hiver de Beijing 2022 en remportant la médaille d’argent en descente avec son guide Tristan Rodgers chez les hommes ayant une déficience visuelle.

Lorsqu’on lui demande de revenir sur un moment en particulier de sa carrière, Marcoux se remémore les moments qui ont précédé cette dernière course.

« Nous nous tenions au portillon de départ, et nous nous sommes étreints avant d’échanger un fist bump. Ces gestes symbolisaient bien plus que le simple fait de pouvoir prendre le départ de la course », se remémore-t-il. « Nous avions eu une carrière vraiment formidable jusqu’à cet instant, et je savais que j’allais bientôt m’arrêter et que c’était peut-être ma dernière course. »

« Quelle belle façon de boucler la boucle ! »

Mais atteindre ce dernier portillon de départ a peut-être été une réalisation encore plus importante que le fait de remporter une autre médaille.

En effet, Marcoux a passé une bonne partie des quatre dernières années de sa carrière à lutter contre des blessures qui auraient pu mettre fin prématurément à son parcours de skieur.

« Il y avait des jours où je ne pouvais même pas penser à enfiler mes chaussettes », affirme-t-il.

Marcoux avait également remporté l’or en descente et le bronze au slalom géant avec son guide Jack Leitche en 2018, ainsi que l’or au slalom géant et le bronze en descente et en super-G avec Robin Femy en 2014.  Marcoux n’était âgé que de 16 ans lors des Jeux de Sotchi.

Sa saison 2019-2020 a été marquée par son 50e podium en carrière à la Coupe du monde après une victoire au slalom géant en compagnie de Rodgers. Le duo a remporté les huit courses auxquelles il a participé sur le circuit au cours de cette saison, qui avait été écourtée en raison de la pandémie.

L’impact de Marcoux s’étend bien au-delà des pentes de ski.

Son intronisation reconnaît également ses efforts pour créer plus d’opportunités pour les personnes en situation de handicap de vivre l’expérience du plein air, en particulier dans les régions rurales.

« Pour moi, il s’agit de jouer dans l’arrière-pays et d’essayer de trouver comment nous pouvons travailler avec différents organismes d’encadrement et, idéalement, éduquer sur la façon dont nous pouvons créer un environnement vraiment accessible avec quelques adaptations. Cet honneur montre aussi que quelqu’un prête attention. »

Marcoux est également resté étroitement lié au sport de haut niveau grâce à son travail au sein du Comité paralympique canadien, qu’il a rejoint il y a trois ans.

« Je suis très reconnaissant de pouvoir poursuivre mon engagement dans le sport et de travailler avec le CPC, ajoute-t-il. « Lorsque j’ai vu que ce poste était vacant, je savais que je devais soumettre ma candidature. C’est incroyablement gratifiant de travailler en si étroite collaboration avec les athlètes. »

Marcoux espère que son expérience encouragera les jeunes ayant une déficience visuelle à essayer de nouvelles activités plutôt que de subir les limites imposées par des obstacles perçus.

Il comprend les inquiétudes des parents, mais il est reconnaissant envers sa famille de l’avoir équipé pour réussir en lui offrant l’opportunité d’apprendre et de s’adapter.

« Il ne faut pas hésiter à tout essayer », suggère-t-il. « Et ne pas avoir peur de se montrer vulnérable. »

David Legg

En plus de Marcoux, parmi les nouveaux membres reçus au temple de la renommée cette année, mentionnons David Legg, dont la contribution à titre de chercheur, administrateur et défenseur des droits a contribué à façonner le parasport canadien et international pendant plus de trois décennies.

Professeur à l’Université Mount Royal depuis près de 30 ans, il est reconnu comme un leader, un innovateur, un chercheur et un bénévole dont le travail a considérablement élargi les possibilités de pratiquer des sports et des activités physiques pour les personnes ayant un handicap.

David Legg s’est impliqué au Comité paralympique canadien (CPC) au cours de plusieurs décennies. Il y a occupé diverses fonctions, dont celles de président et de membre du conseil d’administration.

Au-delà du CPC, Legg a assuré un leadership mondial par son implication au comité de la science du sport du Comité international paralympique et de président de la Fédération internationale de l’activité physique adaptée (IFAPA).

Ce chercheur prolifique et militant pour l’inclusion a contribué à faire avancer les politiques sportives, les programmes de développement des athlètes, ainsi que les programmes communautaires.

Consultez le communiqué complet du Temple de la renommée canadien des personnes handicapées ici : 2026-10-08-CDHF-33rd-Annual-Induction-Luncheon_FINAL-1.pdf

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