Le moment est bien choisi pour le retour de Branden Sison au parahockey sur glace

Louis Daignault
03 novembre, 2026

Le paralympien de 2022 est de retour après une pause de quatre ans

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EDMONTON – Branden Sison n’aurait pas pu écrire un meilleur script concernant son retour au sein de l’équipe canadienne nationale de parahockey sur glace.

En effet, le mois dernier, le défenseur de 26 ans originaire d’Edmonton a marqué un but dans le match de championnat contre les États-Unis pour aider le Canada à remporter la médaille d’or à la Coupe internationale de parahockey en Tchéquie.

Cela s’est inscrit dans la continuité de son retour au sport entamé au début de l’année après une absence de quatre ans. La dernière fois que Sison avait joué avec l’équipe canadienne remonte à 2022, lors des Jeux paralympiques d’hiver à Beijing.

« Je ne savais pas que j’en étais encore capable », avoue Sison, quelques jours après son triomphe européen. « C’est une chose de dire qu’on veut reprendre le sport de haute performance et concourir, mais c’est une autre chose de le faire. »

Pendant cette interruption de quatre ans, il a été absent à la fois de la patinoire et du gymnase. Le retour à une condition physique digne de la haute performance, cette saison, était une perspective terrifiante.

« J’étais à mon poids le plus élevé », admet-il. « Pour la première fois de ma vie, j’ai dû me concentrer sur la perte et non sur le gain de poids, ce qui était mon cas lorsque j’étais plus jeune et que je devais faire davantage d’entraînement en force. »

En janvier, Sison a pris la résolution du Nouvel An de tenter de retrouver une place au sein de l’équipe nationale et de se remettre en forme. Il s’en est tenu à son plan.

Lorsque Hockey Canada a dévoilé la formation pour le tournoi annuel en Tchéquie, le nom de Sison a été l’ajout inattendu dans l’équipe.

Sison est né sans péroné à la jambe droite (hémimélie fibulaire), ce qui a entraîné une amputation sous le genou. En grandissant, il utilisait une prothèse et cela ne l’a jamais empêché de jouer et de pratiquer des sports avec ses amis.

En 2016, à seulement 16 ans, Sison a été invité au camp de sélection de l’équipe nationale canadienne de parahockey sur glace. Même s’il n’a pas été retenu dans l’équipe à ce moment-là, le personnel, qui avait vu beaucoup de potentiel en Sison, lui a donc proposé de continuer à travailler avec lui, ce qui l’a mené à un camp de développement à Montréal et à une série contre les États-Unis.

Il a finalement représenté le Canada aux Championnats du monde de 2021 et aux Jeux paralympiques d’hiver de 2022.

Dix ans après ce premier camp de sélection, Sison s’est assuré d’être non seulement en bonne forme physique afin d’intégrer l’équipe cet automne, mais il a également gagné en maturité, ce qui lui faisait défaut lors de son premier passage au sein d’Équipe Canada.

« J’ai maintenant atteint une certaine maturité et je sais ce qu’il faut pour faire partie d’une équipe », dit-il.  « Lorsque j’étais plus jeune, mon cœur battait tout le temps. Je subissais un grand stress mental parce que je craignais de faire des erreurs. »

« Aujourd’hui, je peux m’arrêter une seconde pour respirer. Je suis capable de prendre des décisions réfléchies sans me perdre dans des analyses excessives. »

Sison explique qu’il a acquis cette maturité en poursuivant des études en sciences informatiques à l’Université MacEwan à Edmonton. Il ne lui reste qu’un seul cours à prendre afin d’obtenir son diplôme.

« L’université m’a aidé à aborder les situations de façon plus analytique qu’émotionnelle. »

C’est après avoir regardé l’équipe concourir aux Jeux paralympiques d’hiver de 2026 à Milan que le feu de la compétition s’est de nouveau emparé de lui.

« J’ai compris que cette sensation que l’on a lorsqu’on fait partie de quelque chose de grand me manquait », confie-t-il.

« Je voulais de nouveau faire partie de cette équipe. »