Mark Arendz célèbre sa 20e saison au sein de l’équipe canadienne de ski paranordique

Louis Daignault
25 novembre, 2025

L’athlète se prépare pour ses cinquièmes Jeux paralympiques d’hiver, Milan Cortina 2026

Mark Arendz, Beijing, 2022 – Cross Country//Cross-country Mark Arendz competes in the long distance cross country event at the Zhangjiakou Biathlon Centre. Mark Arendz participe à l’épreuve de cross-country longue distance au centre de biathlon de Zhangjiakou. 07.04.2022

CANMORE, Alberta — Entouré des majestueuses montagnes Rocheuses, par un frais matin de novembre, Mark Arendz effectue son entraînement quotidien sur une piste de neige artificielle, glissant avec une aisance évidente, alors qu’il se prépare pour sa 20e saison au sein de l’équipe nationale.

À la fin de chaque parcours, il jase avec quelques coéquipiers avant de retourner au début de la piste pour continuer à peaufiner sa technique et à travailler sur ses stratégies de course.

Ce ne serait pas une exagération d’affirmer qu’Arendz est une légende dans son sport, et ses coéquipiers de l’équipe canadienne seraient certainement d’accord. Mais si vous ne le connaissez pas, il vous serait difficile de dire s’il s’agit de sa première saison ou de sa vingtième. Il aborde cette année paralympique avec le même enthousiasme que la première.

« Je pense que la curiosité est toujours là », affirme l’athlète de 35 ans, de 6 pieds 3, d’une voix confiante. « Pour moi, il s’agit de voir s’il y a quelque chose d’autre. J’ai donné le ton au cours des dernières années, particulièrement en biathlon avec trois titres généraux de la Coupe du monde, et maintenant il s’agit d’essayer de trouver les menus détails qui me permettront de tracer une nouvelle voie. »

C’est à l’âge de 16 ans, en janvier 2007, qu’Arendz a fait son entrée dans l’équipe nationale. Il était déjà entouré de légendes comme l’entraîneur actuel de l’équipe nationale, Brian McKeever, ainsi que Colette Bourgonje.

En 2010, il s’est qualifié dans l’équipe paralympique canadienne pour les Jeux de Vancouver. Ce fut une expérience inoubliable, tant sur les pistes qu’en dehors de celles-ci, mais c’était la première et la seule fois qu’il n’a pas atteint le podium à des Jeux.

Il a décroché deux médailles à Sotchi 2014 en parabiathlon. Puis, en 2018 à PyeongChang, il a été l’auteur de la meilleure performance réalisée par un paralympien canadien des sports d’hiver à une seule édition des Jeux en récoltant six médailles (une d’or, deux d’argent et trois de bronze), soit trois en ski de fond et trois en biathlon.

Aux plus récents Jeux, en 2022, Arendz est monté quatre fois sur le podium pour y recevoir une médaille d’or, deux d’argent et une de bronze. Son palmarès de médailles aux championnats du monde qui se sont déroulés entre les différentes éditions des Jeux n’en est pas moins impressionnant.

Disons simplement qu’il se présentera aux Jeux de 2026 en qualité de double champion du monde en titre dans deux épreuves de parabiathlon et qu’il a également été médaillé des mondiaux de paraski de fond la saison dernière.

Le fait d’exceller dans les deux disciplines nordiques ne signifie pas qu’Arendz s’entraîne deux fois plus que les autres athlètes, et ce, même si de plus en plus d’athlètes émergents ne se spécialisent que dans l’une ou dans l’autre. Ce skieur à un bâton s’en tient à la formule d’entraînement qui a toujours fonctionné pour lui.

« En ajouter plus en ce moment ne serait pas la chose la plus intelligente à faire », commente Arendz. « Je dois faire des entraînements de qualité tout au long de l’année et porter attention à des détails très précis. »

L’amour fraternel permet à Arendz de ne pas perdre de vue l’objectif

Tout au long de la carrière d’Arendz, son frère aîné Menno joue un rôle clé dans son succès. C’est un ancien membre de l’équipe nationale de biathlon, qui entraîne aujourd’hui les athlètes canadiens en parabiathlon dans le champ de tir.

D’après Mark, il est plus facile de recevoir une rétroaction honnête lorsqu’elle vient d’un membre de sa famille.

« Il y a des moments », indique Arendz. « Mais tout s’est toujours bien passé entre nous. Nous partageons un intérêt pour le biathlon et des opinions très similaires. Il sait jusqu’où il peut aller pour me pousser, et c’est comme ça que je m’améliore. »

La paire travaille ensemble depuis leur enfance sur la ferme familiale à Hartsville, à l’Île-du-Prince-Édouard.

« Nous nous sommes toujours bien entendus, nous savions que le travail devait être fait », explique Mark Arendz. « Nous n’avions pas de temps pour rien d’autre »

McKeever décrit son coéquipier de longue date comme un « professionnel aguerri ».

« Il est têtu, et c’est l’une de ses plus grandes forces », déclare McKeever, détenteur de 20 médailles des Jeux paralympiques en ski paranordique, y compris 16 d’or.  « Il sait où il s’en va et mon rôle auprès de lui est de l’appuyer et de lui offrir des conseils lorsque c’est nécessaire. »

Les concurrents paranordiques du Canada ont récolté plus de 30 médailles aux deux derniers Jeux paralympiques, et Arendz est au cœur de l’évolution du Canada en tant que superpuissance dans ce sport.

« C’est un groupe d’athlètes formidables qui se joignent à une équipe qui possède les bases nécessaires pour contribuer à leur succès », explique Arendz. « On ne peut s’empêcher d’être attiré par cela. C’est ce qui permet de développer la prochaine génération. »

« C’est ce qui permet à notre équipe de se régénérer. »

INFOLETTRE COMMUNAUTÉ CAN
Je m’abonne
COMMUNAUTÉ CAN
INFOLETTRE
Recevez les dernières nouvelles, des récits d’athlètes et un accès en coulisses par courriel.

« * » indique les champs nécessaires