Un aperçu de Milano Cortina 2026 : Les skieurs paranordiques du Canada sont prêts pour les Jeux
Ce sport a été le principal producteur de médailles pour le Canada aux deux derniers Jeux paralympiques d’hiver
Ce sport a été le principal producteur de médailles pour le Canada aux deux derniers Jeux paralympiques d’hiver
OTTAWA — Avec à leur tête les récents champions du globe de cristal Mark Arendz et Natalie Wilkie, les skieurs paranordiques semblent bien partis pour remporter une multitude de médailles du Canada aux Jeux paralympiques d’hiver de 2026, qui auront lieu à Milan Cortina, du 6 au 15 mars.
Le ski paranordique comprend deux sports : le paraski de fond et le parabiathlon. Contrairement à de nombreux athlètes olympiques, les paralympiens, y compris Wilkie et Arendz concourent fréquemment dans les deux disciplines.
Le dynamique duo a contribué à faire du ski paranordique, le principal producteur de médailles du Canada lors des deux derniers Jeux, avec 14 médailles à Beijing et 16 à Pyeongchang. Le Canada présente une équipe de 15 membres aux Jeux, dont trois guides parmi les huit nouveaux paralympiens.
L’un des piliers de ce succès est Brian McKeever, médaillé paralympique à 20 reprises, dont 16 fois d’or. Il est aujourd’hui l’entraîneur-chef de l’équipe canadienne de paraski de fond.
Originaire de Hartsville, sur l’Île-du-Prince-Édouard, Arendz s’apprête à participer à ses cinquièmes Jeux, avec 12 médailles récoltées à ce jour en biathlon et en ski de fond. Ses forces résident dans les plus longues distances, et en biathlon, il est presque toujours parfait au champ de tir.
« Je pense que j’ai donné le ton lors des trois dernières saisons, particulièrement en ce qui concerne le biathlon », a commenté Arendz. « Aujourd’hui, mes adversaires connaissent mon niveau. Il faut que j’essaie de trouver les petits détails qui m’aideront à obtenir un avantage parce que si je reste au même niveau, je me ferai sûrement rattraper. »
Wilkie, de Salmon Arm, en Colombie-Britannique, possède sept médailles paralympiques à son palmarès, toutes en ski de fond. Toutefois, depuis les Jeux de Beijing 2022, elle est devenue l’une des meilleures biathlètes au monde. Elle a décroché son premier globe de cristal en carrière cette saison, à l’épreuve féminine debout. Arendz a remporté la couronne de l’épreuve masculine debout, soit son cinquième globe de cristal en carrière.
La rivale et coéquipière de Wilkie, Brittany Hudak et le skieur assis Collin Cameron, tous deux des médaillés multiples, viennent renforcer le potentiel de médailles de l’équipe canadienne, de même que les vétérans Derek Zaplotinsky et Christina Picton.
« Comme ce sont mes quatrièmes Jeux, je sais très bien à quoi m’attendre », a déclaré Hudak, une triple médaillée paralympique originaire de Prince Albert, en Saskatchewan, à CBC Radio. « Lorsqu’on se tient sur la ligne de départ, on ressent toujours de la nervosité, mais j’ai appris à me concentrer uniquement sur ma performance. »
Si l’équipe canadienne comprend plusieurs prétendants aux médailles, il y a beaucoup de profondeur à l’échelle internationale dans les deux disciplines.
L’Ukraine a dominé les Jeux de Beijing 2022, balayant souvent les podiums, tandis que les États-Unis présenteront la championne paralympique multisport Oksana Masters dans la catégorie ski assis féminin. Wilkie fera également face à une forte compétition de la part de l’Américaine Sydney Peterson, tandis que les principaux rivaux d’Arendz incluent le Français Benjamin Daviet et l’Allemand Marco Maier.
La compétition de ski paranordique se déroulera du 7 au 15 mars au Stade de ski de fond de Tesero situé dans la région de Val di Fiemme, en Italie. L’horaire se présente comme suit :
7 mars : Parabiathlon — 12,5 km individuel
8 mars : Paraski de fond — sprint classique
10 mars : Parabiathlon – 7,5 km sprint
11 mars : Paraski de fond — 20 km libre
13 mars : Parabiathlon — sprint poursuite
14 mars : Paraski de fond — relais
15 mars : Paraski de fond — moyennes distances
Avec huit athlètes qui font leurs débuts paralympiques, le Canada est assuré de continuer à être une puissance sur les pistes bien après les Jeux de 2026. Pour Joe Hutton, guide de l’athlète ayant une déficience visuelle Logan Lariviere, de Lively en Ontario, c’est très emballant.
« Je pense que nous travaillons très bien ensemble, que ce soit sur les pistes de ski ou à l’extérieur, ce qui nous aide vraiment à solidifier notre relation et à être à l’aise l’un avec l’autre », a expliqué Hutton à CTV.
« Ensuite, je lui fais pleinement confiance, car je sais ce qu’il est capable de faire pour que nous puissions travailler au plus haut niveau possible. »
Que ce soit dans la catégorie déficience visuelle, ou dans l’ensemble du programme, c’est grâce au travail d’équipe que l’équipe canadienne de ski paranordique continue d’être une puissance mondiale.
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