Programme de para-athlétisme des Steadward Bears

Chef de file en activité physique adaptée et en développement du parasport, le Steadward Centre for Personal & Physical Achievement travaille auprès de plus de 1000 enfants et adultes ayant un handicap et est le partenaire d’entraînement de plus de 250 étudiants chaque année.

Le centre a été fondé en 1978 par le Dr Robert Steadward, le premier président du Comité international paralympique et un pionnier de l’avancement du sport paralympique au Canada et dans le monde. En 2016, le centre Steadward a inauguré une toute nouvelle installation, faisant passer sa superficie de 4000 pi2 à 17 000 pi2 dédiés à l’activité physique adaptée et aux programmes de parasport.

Le programme de para-athlétisme des Steadward Bears est affilié au club d’athlétisme Green and Gold de l’Université de l’Alberta, donnant ainsi la chance aux para-athlètes de participer à des compétitions sanctionnées sous la bannière du club et leur donnant accès à de l’équipement d’athlétisme.

C’est une bonne base pour le programme de para-athlétisme, qui nécessitait toutefois un coup de pouce afin de croître.

« Auparavant, il n’y avait aucun programme exclusivement dédié au para-athlétisme à Edmonton, confie Maegan Ciesielski, une entraîneure en parasport au centre Steadward. Les gens devaient se joindre à des clubs d’athlétisme standard et essayer d’obtenir des accommodements. Ils devaient fournir leur propre équipement et s’entraîner seuls. »

Les coûts associés à l’équipement, aux installations d’entraînement et à l’entraînement sont parfois des obstacles pour les athlètes ayant un handicap.

« Le parasport est dispendieux, car peu de gens le pratiquent. Vous avez besoin d’équipement spécialisé et vous devez parfois voyager très loin pour participer à vos compétitions. Il est parfois difficile de s’entraîner à l’intérieur pour certaines épreuves, et un fauteuil roulant de compétition coûte 4000 $. Impossible de pratiquer votre sport sans ce fauteuil. Imaginez s’il vous fallait dépenser 4000 $ pour une paire de chaussures! »

Le coup de pouce est venu sous la forme d’achat de nouveaux fauteuils, payés en partie par des subventions versées par la Fondation paralympique canadienne et le Comité paralympique canadien.

Ciesielski affirme que les nouveaux fauteuils augmentent considérablement les capacités du programme, particulièrement pour ceux qui s’initient au sport.

« Ces fauteuils nous permettent de répondre à la demande, car ils sont beaucoup plus ajustables que les précédents. Ceux auxquels nous avions accès étaient équipés pour répondre à une morphologie spécifique. »

Encourager les talents émergents est particulièrement important pour le programme de para-athlétisme des Steadward Bears.

« Nous nous intéressons surtout aux parcours des athlètes et des entraîneurs », explique Jessica Ferguson, coordonnatrice du développement des athlètes au centre Steadward. « Comment pouvons-nous créer des environnements dans lesquels les athlètes apprennent des habiletés de compétition, participent au sport et veulent l’explorer davantage? Comment leur créer des parcours afin qu’ils s’épanouissent et poursuivent vers la haute performance et comment soutenir ce continuum d’apprentissage? Comment pouvons-nous faire croître le programme ou le sport, jusqu’à ce que les athlètes et les entraîneurs sentent que des ressources et des programmes existent pour les appuyer? »

En plus des fauteuils, le programme a développé ses camps et peut maintenant inclure des entraîneurs invités. Cette année, des conseillers en nutrition, des psychologues de sport et des spécialistes en préparation physique ont animé certaines séances.

« Les athlètes reçoivent un entraînement de haut niveau abordable, dans un contexte de parasport », ajoute Ferguson.

Même si le centre Steadward continue de développer des athlètes et des entraîneurs paralympiques de haut niveau, des athlètes de toutes capacités bénéficient de ses programmes.

« Les programmes de parasport comme le nôtre sont une occasion d’apprécier l’activité physique et d’apprendre des valeurs comme l’engagement et le travail », croit Ciesielski. « On peut apprendre tout cela dans le sport, mais les occasions sont simplement moins fréquentes dans le parasport. »

« Voilà notre raison d’exister. »

Athlete dans une chaise de course et son entraineur