Nombreux sont les jeunes talents qui dévalent les pentes ces jours-ci, déclare Matt Hallat, directeur aux affaires sportives de l’équipe canadienne de Para ski-alpin, et le soutien financier accordé au programme Prochaine génération par l’entremise de l’initiative ImagiNation a joué un rôle crucial dans le développement du groupe qui compose la solide Équipe Canada.

Matt Hallat, qui a lui-même participé aux épreuves de ski-alpin à trois reprises dans le cadre des Jeux paralympiques, cite deux exemples de talents éclatants de l’équipe Prochaine génération : Mel Pemble et Frédérique Turgeon.

Les deux femmes, qui se sont jointes à l’équipe en 2017, ont déjà connu le succès sur la scène mondiale.

Mel Pemble, native de Victoria, en Colombie-Britannique, s’est classée parmi les dix meilleures à quatre reprises aux épreuves finales de la Coupe du monde pour mériter sa place au sein de l’équipe nationale de Para ski-alpin qui a représenté le Canada aux Jeux paralympiques de 2018. À 17 ans, elle a terminé parmi les 10 premières à deux épreuves aux Jeux de PyeongChang.

Lors de la finale de Coupe du monde de 2019 en mars dernier, Frédérique Turgeon a remporté son premier globe de cristal en slalom grâce à son score global qui l’a placée en tête chez les femmes, dans la catégorie « debout ». La jeune femme de 19 ans, originaire de Candiac, au Québec, a terminé la saison au troisième rang dans la catégorie « debout, toutes classes confondues ».

Matt Hallat précise que le soutien réservé aux installations destinées à l’entraînement, aux entraîneurs et à la science du sport est particulièrement bénéfique pour les athlètes de la Prochaine génération comme Mel Pemble et Frédérique Turgeon.

« La meilleure façon d’exceller dans un domaine, c’est de s’entraîner encore et encore, et encore, explique-t-il. Ce financement permet aux jeunes de s’entraîner jour après jour. Je ne vois pas de meilleure façon de favoriser la performance athlétique que cela. »

Le soutien financier aux athlètes de l’équipe Prochaine génération est essentiel, insiste Matt Hallat.

« Ces fonds ont des répercussions sur l’ensemble du programme. Il faudrait de toute façon trouver des fonds pour financer l’équipe, indique-t-il. Mais les montants seraient moindres, et il faudrait aller puiser dans d’autres secteurs comme le recrutement ou les déplacements liés à la Coupe du monde pour appuyer son développement. »