Brittany Hudak est rétablie et prête pour la saison des Jeux paralympiques d’hiver
La native de Saskatchewan a fait face à la plus longue blessure de sa carrière l’année dernière
CANMORE, Alberta — Il semble qu’il n’y a pas si longtemps que Brittany Hudak a été abordée par une athlète paralympique légendaire qui lui a suggéré d’essayer le ski de fond.
Le parcours de Hudak dans le sport est étroitement lié à Colette Bourgonje, dix fois médaillée paralympique en ski paranordique et en para-athlétisme. Elle a découvert Hudak alors que cette dernière travaillait dans un magasin Canadian Tire à Prince Albert, en Saskatchewan lorsqu’elle avait 18 ans.
Et nous voici aujourd’hui. Hudak, née sans une partie de son bras gauche, est en voie de participer à ses quatrièmes Jeux paralympiques d’hiver et elle est encore au sommet de sa forme. Un des espoirs de médailles du Canada en ski paranordique, tant dans les épreuves de ski de fond que dans celles de biathlon, elle fait également partie des co-capitaines de l’Équipe paralympique canadienne pour Milan Cortina 2026.

Aux côtés de Bourgonje, une de ses coéquipières de l’époque, Hudak a fait ses débuts paralympiques à Sotchi 2014 dans trois épreuves de ski de fond féminin debout. En 2018, à PyeongChang, elle a concouru à cinq épreuves et gagné sa première médaille paralympique, une médaille de bronze à l’épreuve de 12,5 kilomètres en biathlon.
Avec six épreuves à son programme à Beijing 2022, elle a récolté le bronze au 15 kilomètres en ski de fond et au 12,5 kilomètres en biathlon.
Elle a également été membre de cinq équipes de championnat du monde et elle est une concurrente assidue sur le circuit de la Coupe du monde depuis une décennie. Parmi toutes ces saisons, c’est peut-être en 2024-2025 que Hudak a surmonté son plus grand défi.
Elle s’est blessée au genou pendant la saison morte, et le problème a duré beaucoup plus longtemps qu’elle ne l’avait prévu. Malgré ce revers, l’année dernière, elle a continué à briller.
À la Coupe du monde de Val di Fiemme, en Italie, qui a également fait office de compétition test pour les Jeux paralympiques d’hiver de 2026, elle a remporté une médaille d’or et une de bronze en biathlon. Elle s’est également hissée à trois reprises au quatrième rang aux mondiaux de parabiathlon et deux fois à la cinquième place aux mondiaux de paraski de fond.
Hudak affirme que le processus de réadaptation a été une épreuve mentale et physique qu’elle n’a jamais eu à affronter dans sa carrière.
« C’est la blessure qui a été la plus longue à soigner », a indiqué l’athlète de 32 ans lors d’une entrevue avec le CPC à la base de l’équipe nationale à Canmore. « J’avais choisi de concourir, mais je devais faire de la physiothérapie avant et après les courses. »
« Il y a tellement eu de travail en coulisse, juste pour me permettre de concourir. »
Les routines d’échauffement et les protocoles de récupération après les courses étaient plus détaillés afin de lui permettre de gérer la douleur.
« Mentalement, c’était le plus difficile », explique-t-elle. « Je jonglais avec l’idée que tout le monde s’entraînait et que mes heures étaient réduites. Mais cela m’a aussi appris l’importance de revenir aux principes de base et de faire ce qu’on peut, pour que son corps reste en santé. »
Cependant, lors de la visite du CPC à Canmore il y a deux semaines, Hudak s’est sentie pousser des ailes, car elle a été en mesure de s’entraîner comme elle le souhaitait. La neige de début de saison sur la Frozen Thunder a donné à l’équipe nationale une occasion précieuse d’effectuer un entraînement technique à skis.
« C’est le moment de l’année où nous essayons d’être prêts pour la compétition », dit-elle. « Nous faisons encore plus d’entraînement en intervalles, à haute intensité, afin d’améliorer notre vitesse et notre puissance »
Brian McKeever, entraîneur-chef de l’équipe canadienne de ski paranordique et ancien coéquipier de Hudak, est impressionné par l’éthique de travail de cette dernière.
« Ça a été un long combat », raconte-t-il. « Elle s’est donnée à fond dans sa rééducation, et elle a posé les bonnes questions. Britt est incroyablement méticuleuse dans le suivi de ses progrès et de ce qui l’empêche d’avancer. C’est l’une de ses plus grandes forces : elle note tout et elle peut à tout moment relire ce qu’elle a écrit afin de redéfinir son approche. »
Plus de deux décennies après cette rencontre fortuite avec Bourgonje, les deux sont toujours en contact.
« Nous prenons toujours des nouvelles l’une de l’autre », raconte Hudak. « L’autre jour, Colette m’a envoyé un message après m’avoir entendue sur CBC Radio. Elle a joué un rôle tellement important dans mon parcours et mes débuts dans le ski. C’est vraiment bien de toujours avoir cette connexion. »
Ayant vécu une saison aussi éprouvante en 2024-2025, Hudak est soulagée d’être à nouveau dans son élément au sein de l’équipe nationale.
« L’année dernière, tout ce que je voulais, c’était de pouvoir passer autant d’heures que mes coéquipiers à l’entraînement et de ne pas souffrir au quotidien », raconte-t-elle.
« Je ne tiendrai jamais ce sport pour acquis. »
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