Le Canada remporte deux médailles au premier jour de la compétition de ski para-alpin des Jeux paralympiques d’hiver

Louis Daignault
07 mars, 2026

C’est l’argent pour Eriksson/Smith et le bronze pour Kurt Oatway

PARA – Para Alpine 20260307

CORTINA, Italie – Kalle Eriksson et sa guide Sierra Smith ont décroché la première médaille du Canada aux Jeux paralympiques d’hiver de 2026, samedi, quand ils ont remporté l’argent à l’épreuve masculine de descente, catégorie déficience visuelle.

Une heure plus tard, Kurt Oatway a négocié une piste dangereuse qui a éliminé la moitié des concurrents pour remporter la médaille de bronze à l’épreuve masculine position assise.

À l’épreuve masculine de descente, catégorie déficience visuelle, l’Autrichien Johannes Aigner et son guide Nico Haberl ont remporté la médaille d’or en terminant le parcours de 2 105 m en 1 minute 16,08 secondes.

Eriksson et Smith, qui font leurs débuts aux Jeux paralympiques, sont arrivés en deuxième place avec un chrono de 1:18.33 tandis que les Italiens Giacoma Bertagnolli et Andrea Ravelli ont terminé troisièmes avec 1:18.64.

« Ça semble irréel, on est vraiment au sommet du monde en ce moment », s’est exclamé Eriksson, 21 ans, de Kimberley (C.-B.). « L’adrénaline est toujours à son comble et je ne pourrais pas être plus fier de notre performance d’aujourd’hui. »

Smith, ancienne membre de l’équipe féminine nationale de ski alpin, était époustouflée par l’ambiance qui régnait à l’occasion de leur première expérience aux Jeux. Les estrades étaient remplies d’une foule en délire venue de plusieurs pays, dont une importante délégation canadienne qui comptait notamment les membres de leurs familles.

« C’est incroyable », a dit Smith, 25 ans, originaire d’Ottawa (Ontario). « Cette première expérience d’un événement d’une telle ampleur est vraiment, vraiment génial d’en faire partie. »

Le duo canadien a réalisé sa course sur un parcours extrêmement difficile, dans des conditions chaudes et ensoleillées, au pied des Dolomites.

« Il y a eu quelques passages délicats où l’on ne voulait pas se retrouver dans une situation difficile », a expliqué Eriksson. « Les conditions étaient cependant bien meilleures que pendant les entraînements. Il y avait une bonne surface sur laquelle nous pouvions bien tenir, ce qui était bien mieux. »

À l’épreuve masculine position assise, Jesper Pedersen, de la Norvège, s’est imposé avec un chrono de 1:18.14. Niels de Langen, des Pays-Bas, a remporté la médaille d’argent en 1:19.24 et Oatway est remonté sur le podium paralympique pour la première fois depuis huit ans avec son temps de 1:19.42.

« Cette fois, c’est spécial parce que j’ai parcouru un long chemin pour récupérer », a indiqué Oatway, qui, à 42 ans, est toujours une menace de médaille chaque fois qu’il se présente au portillon de départ. « Monter sur le podium sur la plus grande scène sportive fait toujours plaisir.

En 2022, quelques semaines avant les Jeux de Beijing, Oatway a chuté aux Championnats du monde et il a été gravement blessé (clavicule cassée, deux ligaments déchirés, trois côtes fracturées à cinq endroits et un poumon perforé).

« Pendant que j’étais à l’hôpital en 2022, je me suis dit que ce n’était pas fini, que je reviendrais », a raconté Oatway, champion du Super G en 2018. « Aujourd’hui, j’étais un peu nerveux. Mes descentes d’entraînement n’ont pas été les meilleures. Je devais m’assurer que j’atteignais mes marqueurs, que je faisais attention à mes lignes et que j’y allais doucement avec les carres. »

« Ça a marché. »

À cette course, 11 concurrents n’ont pas terminé, dont Brian Rowland de Merrickville (Ontario).

À la descente féminine position debout, Mollie Jepsen, de West Vancouver (Colombie-Britannique), et Michaela Gosselin, de Collingwood (Ontario), se sont respectivement classées quatrième et cinquième.  La Suédoise Ebba Aarsjoe a remporté l’or.

Jepsen, six fois médaillée aux Jeux paralympiques, était la championne en titre, mais elle compose manifestement avec une blessure à la jambe, tandis qu’elle s’est présentée en boitillant pour rencontrer les journalistes.

« Je suis très fière de la façon dont je me suis comportée aujourd’hui », a déclaré Jepsen, qui a manqué la majeure partie des trois saisons précédentes en raison de blessures. « Je lutte contre des blessures assez complexes depuis le moins dernier. »

« Le simple fait d’être ici est extraordinaire pour moi. »

Alexis Guimond, de Gatineau (Québec), n’a pas terminé l’épreuve masculine en position debout.

La compétition de ski para-alpin se poursuit lundi avec les épreuves masculine et féminine de Super G.

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