Le soutien de l’équipe, derrière l’engagement de Collin Cameron à revenir au ski paranordique
Le sextuple médaillé paralympique est de retour après deux saisons marquées par des blessures
CANMORE, Alberta — Il n’est pas nécessaire d’être un expert pour comprendre que l’équipe canadienne de ski paranordique est une équipe professionnelle chevronnée.
Qu’ils soient en train de s’entraîner sur la boucle Frozen Thunder à Canmore, en Alberta ou de se détendre dans les bureaux de Nordiq Canada à côté, les athlètes — qu’ils soient des vétérans ou des nouveaux venus dans l’équipe — semblent être en constante communication.
Quant à l’entraîneur-chef Brian McKeever, il montre ce qu’est le véritable leadership, en prenant des nouvelles de chaque athlète et en cherchant à connaître ce qui les préoccupe. C’est un aperçu visuel de ce qui fait de l’équipe canadienne de ski paranordique une superpuissance mondiale depuis plus d’une décennie.
Statistiquement, c’est confirmé : aux trois derniers Jeux paralympiques d’hiver, les athlètes canadiens en ski paranordique ont récolté 36 médailles, dont 16 en 2018 et 14 en 2022. Les chiffres sont également impressionnants en Championnats du monde et en Coupe du monde au cours de la même période.
Si vous voulez en savoir plus, parlez au double paralympien Collin Cameron, qui a vu ses deux dernières saisons ravagées par la maladie et les blessures.
Avec six médailles paralympiques et deux titres mondiaux à son actif en ski paranordique assis, il serait facile pour Cameron de caresser sa barbe grisonnante et de décider qu’il est temps de faire ses adieux au sport et d’écrire le prochain chapitre de sa vie.
Mais la seule constante dans la carrière sportive de Cameron est cette équipe canadienne de ski paranordique tricotée-serrée. Il est très reconnaissant envers le groupe et envers McKeever de la stabilité et du mentorat qu’ils lui ont apportés pendant cette période difficile.
« Ce soutien a un impact énorme », explique Cameron, 35 ans, né avec une arthrogrypose. « Que nous soyons blessés ou malades, nous savons que l’équipe est derrière nous.
« Le fait que nous soyons tous rassemblés à Canmore nous permet de nous rapprocher non seulement en tant que coéquipiers, mais aussi en tant qu’amis. »
C’est une blessure prolongée à l’épaule qui l’a obligé à faire l’impasse sur toute la saison 2024-2025, une pause qui, d’après lui, était nécessaire pour sa carrière et sa vie de tous les jours.
« J’en étais au point où je ne pouvais plus la gérer », raconte Cameron, qui est né à Barrie, en Ontario et a grandi à Bracebridge, également en Ontario. « Je ne voulais pas simplement continuer à m’injecter de la cortisone, j’ai choisi de prendre congé et de suivre un traitement. Je n’ai rien fait avec mon bras pendant tout un mois. »
McKeever est convaincu que rien n’empêchera Cameron de prendre place sur la ligne de départ aux Jeux paralympiques d’hiver de 2026.
« Collin est l’une des personnes les plus compétitives que j’ai rencontrées », indique McKeever, auteur de 20 médailles aux Jeux paralympiques d’hiver, y compris 16 d’or. « Mais il a un esprit de compétition assez particulier. Vous lui mettez un dossard, et il devient un animal. Et quand il ne fait pas de course, c’est une personne gentille et empathique. »
Si Cameron affirme que grâce à son entourage qu’il arrive à maintenir sa motivation à un niveau élevé, pour McKeever, Cameron contribue à la culture de l’équipe.
« C’est tout simplement un très bon coéquipier », ajoute McKeever. « Il est toujours prêt à prendre le temps de travailler avec des skieurs en développement, surtout en ski assis. Il voit la valeur qu’il apporte parce qu’il a vu la valeur que lui ont apportée les autres. »

Cameron ne souhaite rien de plus que de partager une médaille d’or à l’épreuve de relais des Jeux de Milan Cortina avec ses coéquipiers.
« J’aimerais beaucoup faire de nouveau partie de cette équipe », dit-il. « Nous avons certains des meilleurs athlètes dans ce domaine. Je sais que nous pouvons gagner ce relais. Sur le plan individuel, j’ai toujours été un sprinter, c’est toujours mon objectif. »
Mais le plus important en ce moment, c’est que son objectif est simple : rester en bonne santé, faire preuve de patience et s’assurer que son épaule peut supporter les exigences des compétitions de haut niveau. Il est prêt pour les épreuves de ski de fond et de biathlon. Il dit que sa blessure n’affecte pas ses performances au tir.
« Je pense à la blessure. Mais j’ai fait le travail nécessaire. Mon corps ne peut l’oublier. »
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