« Impossible de ne pas aimer le curling! » Gilbert Dash fait ses débuts aux Jeux paralympiques et le Canada l’emporte sur la Lettonie
Le Canada reste invaincu après sa victoire sur la Lettonie
Le Canada reste invaincu après sa victoire sur la Lettonie
CORTINA, Italie – Lundi, ce fut une autre grande journée pour le Canada sur la piste de curling.
L’équipe a dominé la Lettonie 11-1 et Gil Dash, membre de l’équipe, a fait ses débuts aux Jeux paralympiques d’hiver à l’âge de 57 ans.
« C’était incroyable », a déclaré Dash, qui a joué le rôle de premier. « L’atmosphère ici, dans la foule à Cortina, était fantastique. Il y a beaucoup de monde et c’est bruyant. »
« Impossible de ne pas aimer le curling quand on vit une expérience comme ça. »
Ces dernières années, Dash a progressé dans le classement de l’équipe nationale, en particulier au cours du dernier trimestre paralympique. Il a fait partie des trois dernières équipes canadiennes des Championnats du monde qui ont remporté l’argent en 2023 et 2024 et le bronze en 2025.
« J’ai toujours eu hâte d’essayer de participer aux Jeux paralympiques », a dit ce résident de Kipling (Saskatchewan), au sourire contagieux. « Chaque fois que je n’ai pas réussi à me tailler une place dans l’équipe, je savais que je devais travailler encore plus dur. »
« Il faut faire le plein, appuyer sur la pédale et y aller. »
Dash, jovial, est un coéquipier populaire et bien ancré dans la communauté du curling en fauteuil roulant, tant à domicile qu’au niveau national. Jeune, il s’avouait être un rat de « glace » et alternait entre le hockey et le curling. Il s’est blessé à l’occasion d’un accident de saut à ski en 2006 et a commencé à pratiquer le curling en fauteuil roulant en 2008.
« C’était super que Gil soit sur la piste aujourd’hui », a indiqué le capitaine canadien et quadruple paralympien Mark Ideson, de London (Ontario). « C’est comme si je revivais mes premiers Jeux paralympiques à travers lui. Il a été très bon pendant le jeu, calme et posé. Hors de la piste, c’est un homme agréable à côtoyer, qui en a beaucoup à raconter. »
Mick Lizmore, l’entraîneur en chef du Canada, dit que Dash jongle avec de nombreux rôles sur la piste et ailleurs comme substitut au sein de l’équipe.
« Il suit les tendances que nous observons chez nous et chez nos adversaires ainsi que les conditions de la piste. Nous sommes une équipe solide qui comprend de grandes et grands athlètes et c’était bien de voir Gil participer au match aujourd’hui. »
Le match de lundi n’a pas fait de doute dès le début. À la fin des cinq premiers bouts, le Canada avait volé des points pour améliorer sa fiche à 4-0. Après le sixième bout, la Lettonie a concédé le match. C’était le deuxième match consécutif que l’adversaire du Canada concédait un match en sixième, après deux matchs serrés qui ont ouvert le tournoi qui regroupe 10 pays.
« Nous avons bien commencé », a affirmé Ideson. « L’équipe de la Lettonie est jeune et elle sera très performante à l’avenir. Nous avons maintenu la pression sur elle aujourd’hui et l’équipe a tiré à fond devant moi, ce qui était bien. »
Se trouvaient aussi sur la piste en compagnie de Dash et Ideson, la deuxième Ina Forrest, de Spallumcheen (Colombie-Britannique), et le troisième Jon Thurston, de Dunsford (Ontario).
La Chine est la seule autre équipe invaincue (3-0), tandis que la Suède s’est inclinée 7-1 face aux États-Unis, ce qui représente sa première défaite en quatre matches.
Mardi est certainement une journée que le Canada a encerclée sur son calendrier. L’équipe affronte la Chine, championne en titre, qui a remporté trois des quatre derniers titres mondiaux. Ensuite, elle se mesurera à la Suède, une autre puissance avec ses résultats parmi les cinq premières équipes au classement des quatre derniers Championnats du monde et sa médaille d’argent des derniers Jeux.
« Nous sommes face à deux équipes qui roulent », a expliqué Ideson. « Nous avons des comptes à régler avec la Chine, mais ce n’est pas pour rien qu’elle est la meilleure équipe du monde. Il faut donc que nous nous reposions bien ce soir et que nous soyons prêtes et prêts demain. »
Lizmore affirme qu’en quatre matches, ses troupes ont passé par toute la gamme des émotions, ce qui peut être bénéfique.
« L’équipe reste connectée grâce à une communication claire et travaille dur pour lancer des pierres de façon constante », a-t-il dit. « Nous avons réussi à nous sortir de certaines situations serrées en fin de match, alors c’est bien d’avoir cette pression et de la surmonter dès le début de la semaine. »
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