La communauté d’escrime en fauteuil roulant d’Ottawa est en croissance avec l’aide du Fonds de développement du sport paralympique

Comité paralympique canadien

13 juin, 2024

Trinity Lowthian, membre de l’équipe nationale, dirige le programme d’escrime en fauteuil roulant de la TRYumph Gymnastics Academy

Two people para fencing

OTTAWA – Dans sa jeunesse, Trinity Lowthian a participé à plusieurs compétitions sportives, mais en 2018, les médecins ont déterminé que son système nerveux autonome était inexplicablement compromis.

Elle a suivi ses deux dernières années d’études secondaires principalement à l’hôpital et a obtenu son diplôme avec mention. En mai 2022, un retour au sport a été possible et elle s’est renseignée auprès du club d’escrime d’Ottawa pour s’inscrire comme para-athlète dans la version en fauteuil roulant du sport.

Depuis, Lowthian est devenue championne panaméricaine d’escrime et candidate aux Jeux paralympiques de 2024. Elle développe également le sport dans sa communauté comme jeune leader du programme d’escrime en fauteuil roulant de la TRYumph Gymnastics Academy (qui a intégré le Club d’escrime d’Ottawa).

TRYumph est l’un des 18 organismes à avoir reçu des subventions du Fonds de développement du sport paralympique en 2023-2024. Le FDSP accorde des subventions à des organismes de sport locaux, à des clubs et à des programmes qui contribuent au développement des athlètes et du personnel entraîneur sur la voie paralympique.

Le financement peut appuyer des initiatives liées au recrutement, à l’entraînement, à la compétition, au développement des clubs, aux camps d’entraînement ou à d’autres programmes qui renforcent la capacité à soutenir le développement et l’expérience des athlètes et du personnel entraîneur.

« Cela m’a beaucoup aidée », indique Lowthian, qui va bientôt obtenir un diplôme en nutrition à l’Université d’Ottawa. « Une grande partie du financement a été consacrée à l’achat d’équipement pour des châssis de fauteuils, qui ont été conçus pour être personnalisables. »

Parmi d’autre équipement acheté grâce à la subvention de 10 000 $ figurent des lames pour les épées, des coussins de siège, des sangles pour fauteuils roulants et des tabliers d’escrime.

En outre, une partie de la subvention a permis de multiplier les possibilités de formation pour les athlètes et le personnel entraîneur (ce qui a nécessité le versement d’honoraires) au sein du club. On a aussi exploré le potentiel de l’escrime pour d’autres handicaps, comme ceux de la vision.

« Ces occasions nous ont permis d’acquérir beaucoup de connaissances et de savoir-faire sur la manière de les mettre en œuvre au sein de la communauté. Grâce à cela et à l’équipement, nous avons pu recruter un bon groupe de personnes pour commencer à faire de la para-escrime, puis nous avons poursuivi à partir de là. »

En fait, tout s’est mieux déroulé que ce qui était prévu à l’origine.

« Au fur et à mesure que l’intérêt croît, nous continuons à modifier le programme pour qu’il fonctionne avec l’équipement dont nous disposons, mais des fonds supplémentaires seront nécessaires pour permettre l’acquisition d’encore plus d’équipement ainsi que pour l’encadrement », explique-t-elle. « Les frais de démarrage constituent le plus gros de ce que nous devons couvrir. Jusqu’à présent, ce modèle semble très durable pour l’avenir. »

Pour le moment, la plupart des participantes et participants sont âgés d’une vingtaine d’années, selon Lowthian qui ajoute que les personnes participantes constatent les avantages d’être physiquement actives tout en pratiquant un sport unique.

« Toutes les personnes, quelles que soient leurs capacités, méritent d’avoir la possibilité de pratiquer un sport », affirme-t-elle. « Non seulement cela permet de créer une communauté, mais je trouve que, personnellement, le sport et rester actif ont des effets bénéfiques qui touchent plus que le simple aspect physique, notamment les aspects mental et émotionnel. Il y a aussi les compétences nécessaires à la vie courante et les autres avantages que le sport procure. »

Comme nous l’avons mentionné, des versions debout du sport sont également introduites. Pour l’escrime pour les personnes aveugles, on fixe une corde au sol afin que les athlètes puissent sentir avec leurs pieds qu’elles et ils avancent ou reculent en ligne droite. Les machines à marquer sont modifiées et émettent des sons différents en fonction du côté de la frappe ou de la personne qui a marqué la touche.

Au niveau récréatif, toute personne intéressée peut pratiquer l’escrime debout, quel que soit son handicap, et l’escrime assise peut également être pratiquée par toute personne, quel que soit son handicap. L’escrime debout est possible pour les personnes amputées, les personnes ayant la paralysie cérébrale ou un handicap intellectuel. Les personnes amputées et les athlètes ayant la paralysie cérébrale peuvent également être classées pour l’escrime en fauteuil roulant à un niveau de compétition.

Trouver des personnes participantes n’est pas une mince affaire, admet Lowthian.

« C’est un sport inconnu qui n’a pas été accessible à beaucoup de gens dans le passé », dit-elle à propos des versions de para-escrime. « Ce qui est intéressant dans ce sport, c’est l’étendue de l’éventail des personnes ayant un handicap qui peuvent y participer, ce qui n’est pas souvent connu. »

« C’est pourquoi le plus grand défi a été de faire connaître cette idée et de trouver des personnes participantes. »

Lowthian a été attirée par l’escrime en fauteuil roulant parce que c’était différent.

« C’était vraiment particulier et j’aime beaucoup les sports particuliers », confie-t-elle. « La seule chose que je n’avais pas réalisée en me lançant dans ce projet, c’est qu’il s’agit de quelque chose de tellement particulier qu’il n’existe pas vraiment de financement, de sensibilisation, d’accompagnement ou de ressources pour aider. »

« Mais j’espère maintenant changer les choses, et cette subvention m’a déjà aidée à le faire. »

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le programme de para-escrime à TRYumph, communiquer avec info@tryumphgymnastics.ca.

La période de demande est désormais ouverte pour le Fonds de développement du sport paralympique 2024-2025. Consultez paralympique.ca/sports/opportunites-de-financement/ pour obtenir plus d’information, y compris le formulaire de demande et les conditions d’admissibilité. La date limite pour soumettre les demandes est le 28 juin 2024.

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