Les planchistes se préparent à des luttes de snowboard cross très rapides aux Jeux paralympiques
Tyler Turner entre en lice en tant que champion paralympique et champion du monde en titre
Tyler Turner entre en lice en tant que champion paralympique et champion du monde en titre
CORTINA, Italie – Pour les touristes qui descendent sur la colline voisine, c’est le paradis du snowboard sous un ciel bleu éclatant dans les Dolomites au-dessus de Cortina.
Cependant, pour les concurrentes et les concurrents qui se préparent à l’épreuve de snowboard cross de cette fin de semaine aux Jeux paralympiques d’hiver de 2026, la matinée d’entraînement a provoqué de la nervosité, de grandes vitesses et des défis intimidants.
Tyler Turner, champion paralympique et champion du monde en titre, qualifie la piste de rude, rapide, amusante et « un peu effrayante » après sa première descente au parc Cortina Para Snowboard Park.
« Il y a des rouleaux qui arrivent rapidement », dit Turner, qui se déplace avec deux prothèses. « À la sortie du virage 5, nous devions atteindre 70 à 80 kilomètres heure. Les rouleaux sont difficiles à absorber et peuvent vous envoyer un peu partout. »
À l’entraînement, les planchistes sont descendus une ou un à la fois. Ce sera comme ça aussi pour le tour préliminaire de samedi, qui déterminera les têtes de série et les duels pour le tour éliminatoire de dimanche.
En éliminatoires, les planchistes descendent quatre à la fois, et les deux personnes qui terminent premières passent à la ronde suivante, et ainsi de suite jusqu’à la grande finale pour les médailles. Turner explique qu’en plus de tester la piste, il a également repéré des zones stratégiques.
« Nous essayons de déterminer où nous pouvons passer et où il faut ne pas être téméraire », explique Turner, originaire de Campbell River, en Colombie-Britannique. « Je vais faire de l’insomnie avant les courses parce que je vais penser à tous les scénarios. Si j’ai besoin de faire ces manœuvres, je les ferai. »
Son coéquipier Alex Massie, de Barrie, en Ontario, compare la piste à un parcours des X Games et il dit que les gens qui assisteront aux compétitions, sur place ou à la télévision, peuvent s’attendre à tout un spectacle.
« C’est rapide, c’est gros », indique Massie, qui participe à ses troisièmes Jeux d’hiver. « Ce sera passionnant à la télévision. Il y aura beaucoup de sauts et les courses seront serrées. »
La meilleure planchiste canadienne, Sandrine Hamel, de St-Sauveur, au Québec, qui en est à ses troisièmes Jeux, décrit le parcours comme un test important, en particulier la ligne droite à grande vitesse qui exige un synchronisme et un contrôle précis.
« Les cours paralympiques représentent toujours un grand défi », affirme-t-elle. « C’est ce qui les rend passionnants dans un sport où l’on doit prendre des risques, si l’on hésite c’est là que cela devient dangereux. »
Philippe Nadreau, de Blainville, au Québec, et Chase Nicklin, de Port Alberni, en Colombie-Britannique, recrues aux Jeux paralympiques, ont également testé les pistes jeudi matin.
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