Commémoration du Mois national de l’histoire autochtone : 11 faits sur Richard Peter

Comité paralympique canadien

09 juin, 2021

Le champion paralympique est l’un des meilleurs joueurs de basketball en fauteuil roulant

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Richard Peter, un athlète des tribus des Cowichan, est l’un des joueurs de basketball en fauteuil roulant canadiens les plus accomplis. Pilier de l’équipe triple médaillée d’or des Jeux paralympiques entre 2000 et 2012 qui dominait alors la scène internationale, il a eu une grande influence bien au-delà du terrain. 

En l’honneur du Mois national de l’histoire autochtone, nous voulons souligner ses nombreuses contributions au sport paralympique canadien. Voici quelques faits pour mieux connaître le dynamique joueur de basketball en fauteuil roulant : 

•    Originaire de Duncan sur l’île de Vancouver, il a commencé à jouer au basketball en fauteuil roulant à l’âge de 15 ans. C’est la visite d’une équipe de démonstration à son école secondaire qui le lui a fait connaître. Il s’y est mis immédiatement et son talent n’a pas tardé à émerger. 

•    Il a fait partie de l’équipe nationale pendant près de 20 ans, de 1994 jusqu’à sa retraite après les Jeux paralympiques de 2012 à Londres. 

•    Il a cinq participations aux Jeux paralympiques à son actif et son palmarès compte trois médailles d’or (Sydney 2000, Athènes 2004, Londres 2012) et une d’argent (Beijing 2008). Lors de ses premiers Jeux, en 1996 à Atlanta, son équipe s’est classée au cinquième rang. 

•    Il a joué chez les professionnels et porté l’uniforme du RSV Lahn-Dill, un des meilleurs clubs de basketball en fauteuil roulant d’Allemagne. Son coéquipier Joey Johnson et lui ont été les deux premiers Canadiens repêchés par l’équipe. Il a également joué dans une équipe professionnelle italienne. 

•    Réputé pour son esprit d’équipe et ses qualités de leadeurs, au Canada et à l’étranger, Richard Peter a été surnommé Bear par ses coéquipiers.

•    Pendant sa longue carrière, il a reçu plusieurs distinctions. Il a reçu le prix Tom Longboat du meilleur athlète autochtone masculin de l’année à deux reprises et en 2012, le Prix national d’excellence décerné aux Autochtones. Il est récipiendaire de la Médaille du jubilé de diamant de la reine et en 2010, il a été intronisé au Temple de la renommée des sports de la Colombie-Britannique. 

•    Ses prouesses parasportives ne se limitent pas au basketball en fauteuil roulant. En 2017, il a commencé à jouer au parabadminton et en 2019, il a représenté le Canada aux Jeux parapanaméricains de Lima 2019. C’était la première fois que du parabadminton était présenté aux Jeux, et avec son coéquipier Bernard Lapointe, Richard Peter a décroché la médaille de bronze de l’épreuve de double, hommes. Il raconte que son plus beau souvenir de Lima est le match où l’équipe masculine de basketball en fauteuil roulant au complet est venue l’encourager. Il a également pris part aux championnats canadiens de tennis en fauteuil roulant..

•    C’est un ambassadeur dynamique et généreux du parasport au Canada qui a beaucoup fait pour encourager d’autres personnes à faire du sport, dont des Autochtones avec un handicap. Il est l’ambassadeur du programme Bridging the Gap pour les Premières Nations de l’association du sport en fauteuil roulant de la Colombie-Britannique. Il a aussi fait du bénévolat pour une variété de causes en lien avec le parasport, notamment pour les éditions 2018 et 2019 de la Coupe Paraforts de Vancouver. Avec un groupe de para-athlètes et en collaboration avec le CPC, le sentier transcanadien et AccessNow, il a participé à la cartographie de l’accessibilité des sentiers d’un bout à l’autre du Canada. Il s’est occupé de la carte du parc Stanley à Vancouver. 

•    À 48 ans, Richard Peter travaille pour le Praxis Spinal Cord Institute, un institut de recherche, d’innovation et de soins relatifs à la moelle épinière. Il est très actif dans le domaine de la recherche depuis de nombreuses années, et il cherche à améliorer la vie d’autres Autochtones avec une blessure de la moelle épinière. 

•    Il se sert d’un fauteuil roulant depuis l’âge de quatre ans parce qu’il a été blessé à la moelle épinière quand un autobus scolaire a reculé sur lui. 

•    Il n’est pas le seul triple champion paralympique de sa famille : sa femme Marni Abbott-Peter a elle aussi fait sa marque en basketball en fauteuil roulant. Une autre légende sur le terrain, elle a décroché la médaille des Jeux paralympiques de 1992, 1996 et 2000 avec l’équipe canadienne féminine.