Keely Shaw

 

Midale, Saskatchewan est un village type des Prairies. C’est une petite ville qui compte un peu plus de 500 habitants. À son école, on y enseigne tous les niveaux, de la maternelle à la 12e année. Tous les mois d’août, depuis plus de 50 ans, la communauté y organise son rodéo annuel et son concours de battage. Il y a un aréna – maison des Mustangs de Midale – et une piste de curling où se déroulent trois bonspiels annuels.  

Et c’est là que vous auriez trouvé Keely quand elle était toute jeune. 

« Je ne vivais et ne respirais que pour le hockey », dit-elle. 

Et elle avait du talent. Elle pratiquait d’autres sports aussi, comme le volleyball, le badminton et les courses de motocross, mais c’est au hockey qu’elle brillait. Elle allait y jouer à un niveau supérieur. 

Puis, elle s’est blessée.   

Tandis que Keely accomplissait ses tâches à dos de cheval – ce qu’elle avait fait maintes et maintes fois auparavant – son cheval est soudainement parti dans une direction et elle a fait une chute brutale.  

Keely a passé des jours dans le coma dans un hôpital de Regina et des mois à suivre des programmes de réadaptation physique intensifs. Malgré la thérapie constante, le côté gauche de son corps est resté partiellement paralysé. 

Pendant son rétablissement, se souvient-elle, « J’ai eu une crise d’identité.  Je ne pouvais plus jouer au hockey de haut niveau et je savais que je ne le pourrais probablement plus jamais puisque la moitié de mon corps ne fonctionnait plus comme il se doit. » 

Les gens de Midale étaient là pour lui offrir leur soutien. Ils l’ont bien entourée. 

« Ce ne serait pas exagéré que de dire que tout le monde connaît tout le monde dans ma communauté », affirme Keely.   

« La plupart des gens de Midale me connaissent depuis mon enfance, alors que j’étais la  petite fille aux bottes de caoutchouc qui nourrissait les veaux », dit-elle. « Et ils ont continué de m’appuyer tout au long de ma réadaptation suite à l’accident. » 

Keely était déterminée à recommencer à faire du sport, aussi difficile cela puisse-t-il être – tant physiquement que mentalement. 

Elle a découvert le cyclisme comme moyen de transport en 2013 alors qu’elle étudiait à l’Université de la  Saskatchewan. Pour célébrer l’obtention de son baccalauréat, elle s’est offert un vélo de route de qualité. « Dès que je me suis assise sur ce bon vélo, c’est comme si quelque chose en moi s’était déclenché. Voir de quoi ton corps est capable, surtout quand tu as été dans une situation où ton corps ne fonctionne pas vraiment, ça a changé ma vie. » 

Il a fallu peu de temps pour qu’elle commence à compétitionner. Il a fallu peu de temps pour qu’elle gagne.  Il a fallu peu de temps pour qu’elle se retrouve membre du programme de paracyclisme d’Équipe Canada. 

Les gens de Midale ne sont jamais trop loin, même lorsque les compétitions amènent Keely à se déplacer d’un bout à l’autre du Canada, en Europe ou, on l’espère, à Tokyo pour les Jeux paralympiques de 2020.  

« Tout le monde m’apporte un soutien incroyable et il n’y a pas de meilleur sentiment que d’aller passer quelques jours de vacances dans ma famille ou d’assister à un mariage dans ma ville natale et de voir que la plupart des gens de la place viennent me voir pour me féliciter pour une de mes performances sportives », de dire Keely. 

« Tout le soutien que j’obtiens des gens de ma ville natale est inégalable et je ressens effectivement tout leur appui où que mes courses m’emmènent dans le monde. » 

Vous pouvez faire en sorte que des athlètes comme Keely ont accès au sport au Saskatchewan.

 

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Nik Goncin

 

Pour Nikola (Nik) Goncin, le fait de représenter son pays sur la scène mondiale est quelque chose de très spécial. En tant que l’un des meilleurs joueurs de basket-ball en fauteuil roulant au pays, il a eu cette chance à maintes reprises.  

Nik Goncin playing wheelchair basketball

 

Mais cela n’a pas toujours été facile pour lui et sa famille.  

Nik est né à Sarajevo en 1991, quelques mois seulement avant que ne soit déclenchée la guerre en Yougoslavie. Alors qu’il avait presque trois ans, Nik et sa famille ont immigré au Canada en tant que réfugiés de guerre. Ils se sont installés à Regina et se sont intégrés à leur nouvelle vie en Saskatchewan. Ils ont appris l’anglais, se sont fait des amis et Nik est devenu amoureux du sport – plus particulièrement du basket-ball.  

Alors qu’il était en neuvième année, Nik s’est cassé une jambe pendant un match de basket-ball. Une radiographie a démontré quelque chose de bien plus grave. Le diagnostic? Il s’agissait d’un sarcome ostéogénique (ou ostéosarcome), un type de cancer des os.  

Nik a enduré 15 mois de chimiothérapie, faisant de nombreux séjours à l’hôpital. Les médecins n’ont eu d’autre choix que de lui amputer la jambe gauche sous le genou. 

Une fois rétabli, l’adolescent a poursuivi ses études secondaires à Riffel Collegiate. Il cherchait des façons de demeurer actif. C’est alors qu’il a rencontré Mike Brady, entraîneur de l’équipe de basket-ball en fauteuil roulant du Regina Paratroopers Wheelchair Basketball Club, qui l’a encouragé à jouer.  

Il avait ça dans le sang. Cela n’a pas pris beaucoup de temps avant qu’il attire l’attention de l’équipe provinciale et qu’il commence à représenter sa nouvelle province de résidence sur le terrain de basket-ball. 

Votre soutien fait en sorte qu’il est possible pour les Canadiens des Prairies ayant un handicap de faire du sport.  

Il a fait ses débuts avec Équipe Canada aux Championnats du monde junior de 2009. En 2013, Nik s’est joint à l’équipe nationale junior et à l’équipe nationale sénior, obtenant une place au sein de l’équipe paralympique canadienne de basket-ball en fauteuil roulant pour les Jeux paralympiques de Rio de 2016.  

Sa carrière de joueur de basket-ball en fauteuil roulant lui a fait faire le tour du monde, de son équipe de club à l’Université de l’Illinois (il étudie au programme de maîtrise en sciences de la santé et rêve d’une carrière en science de l’orthèse et en prothétique), à un bref passage à titre de semi-professionnel en Allemagne, aux championnats en Colombie, en Pologne, au Japon et au-delà. 

Mais peu importe où il affronte l’équipe adverse, ses pensées finissent toujours par se tourner vers son chez-lui. 

« Ce sentiment profond de soutien est l’une des raisons pour lesquelles j’adore représenter la Saskatchewan », dit-il. « C’est un facteur qui me motive et qui me pousse à vouloir décrocher cette médaille paralympique. » 

En remportant la médaille d’argent au Jeux parapanaméricains de 2019 à Lima, au Pérou l’été dernier, Nik et l’équipe masculine de basket-ball en fauteuil roulant ont obtenu leur place aux Jeux paralympiques de Tokyo de 2020. 

Équipe Canada affrontera les meilleures équipes de la planète sur la plus grande scène mondiale, mais Nik sait que ses amis, sa famille et ses supporteurs dans les Prairies seront là, en personne ou en pensée, pour l’encourager. 

« Je ressens l’appui de ma communauté de la Saskatchewan de tout cœur », dit-il.  « Beaucoup de gens prennent de leur temps dans la journée ou la soirée, ou se lèvent à des heures ridicules le matin ou en pleine nuit pour regarder nos matchs. Je soupçonne certains téléspectateurs de n’avoir jamais été adeptes de basket-ball, mais ils prennent quand même le temps de nous regarder.  » 

« Ma communauté me soutient dans ce rêve depuis le tout début. » 

Vous pouvez faire en sorte que des athlètes canadiens comme Nik aient accès au sport dans les Prairies. 

 

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