À mi-chemin vers LA28 — Partie 1 : La relève canadienne du parasport émerge en 2026
Dans les sports d’équipe, les vétérans sont stimulés par l’arrivée de la relève
Dans les sports d’équipe, les vétérans sont stimulés par l’arrivée de la relève
OTTAWA – Une nouvelle génération d’athlètes canadiens se démarque dans le parasport et, si leurs performances en 2026 sont une indication, certains pourraient faire leurs débuts aux Jeux paralympiques de LA28.
Les Jeux parapanaméricains de 2027 à Lima offriront une autre occasion à la relève d’acquérir de l’expérience sur la scène internationale en cours de route.
Certains de ces jeunes talents étaient à l’œuvre tout récemment aux Championnats du monde de basketball en fauteuil roulant, disputés à Ottawa en septembre, où l’équipe féminine canadienne a notamment remporté la médaille d’argent.
Kady Dandeneau, nommée joueuse par excellence du tournoi féminin, estime que l’émergence de jeunes joueuses a été un facteur clé dans le passage du Canada de la quatrième place aux Jeux paralympiques de 2024 à la médaille d’argent aux Mondiaux de 2026.
« J’adore nos jeunes joueuses », a déclaré Dandeneau après la défaite de 77-76 de l’équipe en finale contre les États-Unis. « Elles ont apporté une énergie extraordinaire, elles travaillent fort et rendent tout le monde meilleur. Elles ont joué de grosses minutes dans des situations cruciales, notamment en prolongation. »
Voici cinq athlètes canadiens de parasport, parmi plusieurs autres, qui sont déterminés à faire leurs débuts aux Jeux paralympiques dans les sports d’équipe en 2028.
Mercy Nyakundi, Hamilton (Ont.), basketball en fauteuil roulant féminin : À ses débuts aux Mondiaux, Nyakundi, née au Kenya, a disputé en moyenne 24,6 minutes par match, le quatrième plus haut total de l’équipe canadienne derrière les vétéranes Kady Dandeneau, Arinn Young et Puisand Lai. À 21 ans, elle a contribué à l’attaque tout en jouant un rôle défensif important tout au long du tournoi.
« C’était très stressant de jouer autant de minutes à mes premiers championnats du monde », a déclaré Nyakundi au CPC. « Mais ma première pensée, c’est la gratitude d’être ici avec certaines des meilleures joueuses au monde. La grande chose que j’ai apprise, c’est à garder mon calme, et les Mondiaux ont représenté une grande étape dans mon parcours. »
Rosie Long, Oakville (Ont.), basketball en fauteuil roulant féminin : Long, 20 ans, suit Nyakundi au chapitre des minutes jouées, avec une moyenne de 22,1 par match. Elle a fait le travail moins visible pour créer des occasions de marquer pour ses coéquipières. Elle a également livré l’une des meilleures citations du tournoi.
« La défense est ma partie préférée du jeu », a-t-elle déclaré après un match à Ottawa. « Je suis l’enfant du milieu dans ma famille, je suis douée pour me mettre dans le chemin des gens, alors ça me vient naturellement. Les Mondiaux sont vraiment amusants. J’adore jouer dans de grandes arénas, ça fait professionnel et, en plus, c’est à la maison. »
Ibrahim Odza, Toronto, basketball en fauteuil roulant masculin : À seulement 17 ans, Odza semble promis à un brillant avenir en basketball en fauteuil roulant. À ses premiers Mondiaux à Ottawa, il a joué en moyenne 15 minutes par match, dont 22 minutes dans un match crucial contre l’Allemagne. Il s’est notamment démarqué par ses qualités de tireur, particulièrement à trois points.
« L’objectif a toujours été de faire partie de l’équipe nationale et de participer au plus haut niveau du basketball en fauteuil roulant », a-t-il déclaré à propos de sa sélection pour les Championnats du monde. « Je pensais pouvoir y arriver, mais je ne pensais pas le faire aussi jeune. »
Austin MacLellan, Fredericton, rugby en fauteuil roulant : Aux Championnats du monde de rugby en fauteuil roulant l’été dernier, le recrue Austin MacLellan, premier joueur de l’équipe nationale originaire du Nouveau-Brunswick, a mené l’équipe avec 114 essais en huit matchs. Il a également été nommé joueur du match contre les Pays-Bas au tour préliminaire.
« Austin a beaucoup progressé au cours de la dernière année depuis qu’il s’est joint au programme », a déclaré l’entraîneur-chef du Canada et quintuple paralympien Trevor Hirschfield à propos du jeune homme de 25 ans. « C’est un de ces athlètes qui ont soif d’apprendre et qui sont enthousiastes à l’idée d’approfondir leurs connaissances du sport. Il travaille fort à la maison et il est toujours très assidu à l’entraînement. »
Cassandra Ruttle, Calgary, goalball féminin : Cassandra Ruttle est l’une des nouvelles joueuses qui se démarquent au sein du programme féminin de goalball après que trois membres de longue date de l’équipe nationale ont pris leur retraite à la suite des Jeux paralympiques de Paris 2024. Ruttle a fait ses débuts aux Championnats du monde plus tôt cette année, où le Canada a terminé septième.
« Je pense apporter une solide défense, particulièrement lorsque je joue au centre », a déclaré Ruttle au CPC. « J’ai travaillé très fort sur ma communication sur le terrain. »
La semaine prochaine, nous nous pencherons sur cinq athlètes de parasport dans des sports individuels qui démontrent un potentiel en vue de LA28.
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