Aux bons soins de l’équipe : Patricia Roney aide l’équipe canadienne de para-athlétisme à se tenir prête pour Tokyo

Comité paralympique canadien

21 août, 2021

La responsable médicale du para-athlétisme veille à la santé et la sécurité des athlètes canadiens

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Avec 16 compétiteurs qui prendront part aux Jeux paralympiques de Tokyo 2020, l’équipe canadienne de para-athlétisme est l’une des plus importantes en nombre. La gestion de la santé et du bien-être d’une équipe aussi imposante représente un défi en soi. 

Si on ajoute à cela une crise sanitaire mondiale, l’annulation d’entraînements et de compétitions habituelles ainsi que l’incertitude qui plane sur les Jeux paralympiques, la tâche devient encore plus ardue.

Toutefois, dans son rôle de responsable médicale de l’équipe de para-athlétisme d’Athlétisme Canada, c’est exactement ce que fait Patricia Roney.

« Je travaille en étroite collaboration avec tous les membres de l’équipe de soutien intégré afin de m’assurer que les athlètes ont accès à des thérapies et à un soutien médical appropriés dans leurs villes respectives et lorsqu’ils se trouvent dans des environnements d’entraînement et de compétition », explique-t-elle depuis sa ville d’attache, Victoria, en Colombie-Britannique. « J’aide à faire le lien entre le thérapeute personnel à domicile de l’athlète, son entraîneur et notre équipe nationale de thérapeutes afin d’assurer la continuité des soins pour chaque athlète. »

Le para-athlétisme est un sport décentralisé, ce qui signifie que les membres de l’équipe sont répartis partout au Canada ; donc, ils ne travaillent ni ne s’entraînent ensemble dans aucun centre. Chaque athlète a ses propres fournisseurs de soins de santé. La supervision de Mme Roney permet de garder les renseignements relatifs à la santé des athlètes organisés et, en fin de compte, de gérer de manière proactive leur condition physique et leurs blessures.

C’est un rôle essentiel, surtout si on considère l’envergure de ce sport. 

« Il y a différentes disciplines dans le para-athlétisme, et même au sein de celles-ci, il y en a plusieurs autres », explique-t-elle.

Le para-athlétisme comprend des épreuves pour les coureurs et les athlètes en fauteuil roulant, y compris des sprints (100 m, 200 m, 400 m), des courses de demi-fond (800 m, 1 500 m), des courses de fond (5 000 m, 10 000 m), des courses de relais (4×100 m) et le marathon. Il comporte également des épreuves de saut et de lancer, y compris le saut en hauteur, le saut en longueur et le triple saut, ainsi que le lancer du disque, le lancer de poids, le lancer du marteau et le lancer du javelot.

Les règles de l’athlétisme paralympique sont presque identiques à celles de l’athlétisme olympique, même si certains accommodements sont apportés pour certains handicaps. Par exemple, les coureurs ayant une déficience visuelle peuvent concourir avec des guides auxquels ils sont attachés par une sangle au poignet.

Lorsqu’il s’agit de surveiller la santé et le bien-être des athlètes, particulièrement entre les épreuves sportives, « il n’existe pas d’approche unique », affirme Mme Roney, physiothérapeute de profession.

« Il n’y en a jamais lorsqu’on fournit des soins, mais c’est d’autant plus vrai pour le para-athlétisme. »

« Ce n’est pas parce qu’un athlète a un handicap particulier que son corps va réagir d’une certaine manière », ajoute-t-elle. « Si un athlète est incapable de réguler sa température corporelle ou sa transpiration, ce que nous constatons avec certaines lésions médullaires, cela ne signifie pas que tous nos athlètes atteints de lésions médullaires entreront dans cette catégorie. »

La préparation de ces Jeux paralympiques ne s’est pas déroulée comme celle des précédents, poursuit Mme Roney. En raison du report d’un an des Jeux à cause du coronavirus, la plupart des para-athlètes ont vu leurs camps d’entraînement et leurs compétitions habituelles avant les Jeux annulés. De nombreux membres de l’équipe n’ont participé à aucune compétition au cours de l’année écoulée, dit-elle. 

« C’est sûr que nous pensons aux risques accrus de blessures lorsque les athlètes commencent à revenir à la compétition. Et puis il y a l’aspect santé mentale de la COVID, que ce soit l’incertitude quant à la tenue des Jeux ou même la façon de garder les athlètes motivés. Tout cela entre en ligne de compte ».

Selon Mme Roney, c’est important de porter une attention particulière aux blessures, non seulement parce qu’elles affectent la capacité de l’athlète à concourir, mais aussi pour bien d’autres raisons.

« Il faut réellement tenir compte de leur santé globale et pas seulement du sport », indique-t-elle. « Si un athlète qui porte une prothèse de jambe se blesse, il faut vraiment prendre cela au sérieux. Il ne doit pas seulement faire une pause du sport, il doit marcher sur cette jambe tous les jours. Si un athlète en fauteuil roulant souffre d’une blessure à l’épaule, sa capacité à se transférer au fauteuil roulant et de ce dernier et à se déplacer de manière autonome peut être affectée, car il dépend fortement de ses membres supérieurs pour sa mobilité. L’athlète se focalise à 100 % sur son sport, mais en tant que professionnels de la santé, nous devons tenir compte de l’impact sur sa vie quotidienne. »

À l’approche de la compétition, Mme Roney et l’équipe de para-athlétisme mettent la dernière main au plan établi pour chaque athlète de l’équipe qui sera à Tokyo. Après un délai d’un an marqué par tant d’incertitudes, elle est certaine que cette approche proactive de la planification apportera de la tranquillité d’esprit à l’équipe et lui permettra de briller sur la scène mondiale. 

Aux bons soins de l’équipe, présenté par Pfizer, partage l’histoire de l’importante équipe derrière l’équipe qui soutient la santé et le bien-être des athlètes. 

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