Billy Bridges troque ses bâtons contre des pierres
La vedette de parahockey sur glace est le nouveau capitaine de l’équipe du Manitoba aux championnats canadiens de curling en fauteuil roulant cette semaine
La vedette de parahockey sur glace est le nouveau capitaine de l’équipe du Manitoba aux championnats canadiens de curling en fauteuil roulant cette semaine
BOUCHERVILLE, Québec — Lorsque Billy Bridges s’adonne à un nouveau sport, il ne plaisante pas.
Le sextuple paralympien en parahockey sur glace est de retour aux championnats canadiens de curling en fauteuil roulant cette semaine en tant que représentant d’une nouvelle équipe. L’événement, qui a commencé lundi, se déroulera jusqu’à dimanche.
Il est le capitaine d’Équipe Manitoba, province d’origine de sa femme, l’ancienne gardienne de but de l’équipe nationale féminine de hockey Sami Jo Small.
Le couple passe beaucoup de temps au Manitoba pour visiter la famille et diriger une école de hockey d’été pour filles.
« J’aime le Manitoba, c’est mon second chez moi aujourd’hui », ajoute Bridges.
Il y a quelques années, un voisin qui jouait au curling en fauteuil roulant depuis des décennies l’a encouragé à se joindre au club local. Ce qui avait commencé comme une activité sociale est rapidement devenu compétitif.
« Je suis rapidement devenu accro », a indiqué Bridges lors d’une entrevue accordée au CPC, vendredi dernier. « Cette année, j’ai disputé 155 matchs… et ce total n’inclut pas les entraînements. »
Il n’est aucunement surprenant qu’un athlète comme lui, qui admet que « c’est difficile de faire les choses à moitié », soit si rapidement passé du niveau débutant à celui de capitaine au niveau national.
Sur le terrain de curling, Bridges apporte un style de leadership forgé par de nombreuses années au sein d’équipes d’élite. En tant que capitaine, il met l’accent sur la communication et la confiance, qui sont deux principes qu’il a gardés du hockey.
« On peut avoir une vision trop étroite et se retrouver prisonnier de ses propres idées », déclare-t-il. « Il faut avoir une bonne équipe derrière soi, et si on n’est pas un bon communicateur, personne ne vous le dira. »
Pour Bridges, la maîtrise de la pesanteur de placement, le développement d’une gamme complète de tirs et la capacité à évaluer l’état de la glace sont les habiletés qui ont été les plus difficiles à acquérir dans son nouveau sport.
« On ne peut pas tout résoudre avec un lancer frappé », confirme Bridges, qui a également joué au niveau national en tennis en fauteuil roulant et en basketball en fauteuil roulant, et qui est aujourd’hui un lanceur de niveau national en para-athlétisme.
Il a conscience que la participation aux Jeux paralympiques dans un nouveau sport est un objectif très ambitieux. Mais il n’aura aucun regret.
« Je sais ce qu’il faut pour atteindre le plus haut niveau », affirme le résident de Mississauga, en Ontario. « Je n’ai peut-être pas les habiletés pour y arriver, mais je ne dirai jamais que je n’y ai pas mis les efforts nécessaires. »
Bridges était ravi que le Canada remporte la médaille d’or en curling en fauteuil roulant aux Jeux paralympiques d’hiver à Milan Cortina, en mars. Il connaît la plupart des joueurs de cette équipe de vétérans qui ont participé aux précédents Jeux.
« J’ai toujours été un grand fan de toute cette équipe », affirme Bridges. « À chaque édition des Paralympiques à laquelle j’ai participé, nous étions dans le même village que les joueurs de curling, et Ina (Forrest), Mark (Ideson) et Collinda (Joseph) sont de bons amis. »
« C’était vraiment formidable de les voir passer à travers cette demi-finale. Ils communiquaient bien et ont vraiment fait passer la Chine pour une équipe moyenne, ce qui témoigne de la qualité de cette équipe et de ce qu’elle a réussi à accomplir. »
Tout juste avant les Nationaux de cette semaine, Bridges est tombé sur Ideson à un tournoi local.
« Lorsque je le vois, je lui demande toujours conseil, notamment sur quoi je devrais travailler », raconte Bridges. « Il m’a répondu : “Eh bien, si tu joues 200 fois par année, il est fort probable que tu y travailles déjà”. »
« J’aimerais avoir l’occasion de jouer avec eux un jour, et je le leur ai dit à plusieurs reprises. »
« C’est mon but. »
Équipe Manitoba est un groupe nouvellement formé qui participe aux Nationaux et Bridges a établi des objectifs simples pour le tournoi.
« Notre objectif est d’être meilleurs chaque fois que nous sommes sur la glace », dit-il. « Je suis heureux d’avoir la possibilité de jouer au plus haut niveau au Canada. »
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