Les joueurs et entraîneurs canadiens contribuent activement au développement du parahockey sur glace dans le monde  

Louis Daignault
09 juin, 2026

« C’est un excellent moyen de favoriser la croissance de notre sport à l’échelle mondiale »

OTTAWA – Lorsque Tyler McGregor s’est rendu pour la première fois au Mexique, il y a un an, c’était tout un défi de trouver assez de joueurs pour s’entraîner sur une dizaine de luges de parahockey sur glace.

Douze mois plus tard, le capitaine de l’équipe nationale canadienne de parahockey sur glace était de retour à Mexico, où il a constaté que le sport commençait à y prendre racine.

McGregor, un quadruple paralympien, faisait partie d’un groupe de six athlètes et entraîneurs canadiens qui ont participé au tout premier camp officiel de développement des habiletés de World Para Ice Hockey qui s’est tenu au Mexique, du 21 au 25 mai. Une vingtaine d’athlètes du Mexique et d’autres pays s’étaient joints aux mentors canadiens et américains.

« Ce qui m’a le plus frappé, ce sont la croissance et la progression », a confié McGregor au CPC lors de la célébration d’Équipe Canada à Ottawa en mai, quelques jours à peine après le camp. « C’était incroyable de voir l’intérêt manifesté par les athlètes locaux au Mexique à l’égard du parahockey et leur volonté de mettre sur pied un programme. »

McGregor avait auparavant aidé à livrer des luges au Mexique dans le cadre des efforts visant à y introduire le sport. Pendant le camp, il a été témoin des progrès rapides des participants, qui se sont visiblement améliorés en quatre séances sur la glace.

Au nombre des participants, il y avait quatre athlètes brésiliens provenant du programme de curling en fauteuil roulant de leur pays, qui avaient fait le déplacement vers le nord en vue d’essayer le parahockey sur glace pour la première fois.

« Il y avait beaucoup de joueurs à fort potentiel », a ajouté McGregor.

Quant aux Mexicains, ils affirment avoir vécu une expérience inoubliable.

« C’était beaucoup plus qu’en entraînement », a commenté Eli Momesso, un participant du Mexique. « Il y avait des journées marquées par des apprentissages intenses, le partage d’expériences, des défis à relever, la découverte de différentes cultures et la rencontre de personnes incroyables qui font aujourd’hui partie de mon histoire. »

« Entre les séances sur la piste, les cours, les conversations traduites et les rires, j’ai créé des liens qui transcenderont ce camp. »

Selon McGregor, la contribution du Canada ne réside pas tant dans la compétition, mais plutôt dans le mentorat.

« Il n’existe pas beaucoup d’opportunités comme nous en avons au Canada », a indiqué McGregor. « J’ai entendu tellement d’histoires à propos d’athlètes mexicains qui n’ont jamais eu d’accès au sport et qui étaient tellement enthousiastes à l’idée d’essayer le parahockey sur glace pour la première fois. »

« C’est un excellent moyen de favoriser la croissance de notre sport à l’échelle mondiale. J’espère que le Canada aura un rôle à jouer. »

McGregor était accompagné de ses coéquipiers de l’équipe nationale Adam Dixon et James Dunn, ainsi que de l’entraîneure-chef de l’équipe nationale féminine de parahockey sur glace, Tara Chisholm et des joueuses Alanna Mah et Maggie Manning.

« J’ai vraiment adoré partager la glace avec des athlètes du Mexique et du Brésil », commente Mah. « C’était un honneur et un plaisir de participer à ce camp et de continuer à faire croître ce sport. »

Pour McGregor, son weekend sur la glace au Mexique a confirmé une leçon qu’il a apprise au cours de sa carrière.

« Le sport peut vraiment faire tomber les barrières et permettre de tisser des liens, peu importe qui nous sommes, ou d’où nous venons. »

INFOLETTRE COMMUNAUTÉ CAN
Je m’abonne
COMMUNAUTÉ CAN
INFOLETTRE
Recevez les dernières nouvelles, des récits d’athlètes et un accès en coulisses par courriel.

« * » indique les champs nécessaires