De Calgary à Santiago : Le financement qui a ouvert la voie au goalball
« Cela nous aide vraiment à nous améliorer et à promouvoir le goalball »
« Cela nous aide vraiment à nous améliorer et à promouvoir le goalball »
Arianna Balson a découvert le goalball grâce à sa passion pour le sport.
« J’adore le sport et j’étais très heureuse de trouver enfin une discipline accessible aux personnes ayant une déficience visuelle », explique-t-elle. « J’ai suivi tous les programmes d’entraînement. J’ai participé à tous les camps d’entraînement. Je m’entraînais toutes les fins de semaine. »
Les efforts de Balson ont porté leurs fruits l’année dernière à Santiago, au Chili, où elle a représenté l’équipe nationale junior du Canada aux Jeux parapanaméricains de la jeunesse 2025. Mais son parcours vers Santiago a commencé plus près de chez elle à Calgary, où elle a participé à un camp d’entraînement financé par une subvention du Fonds de développement du sport paralympique (qui a depuis mené à la mise en place de deux nouveaux programmes de subventions destinés à réduire les écarts au sein du système sportif paralympique) accordée à l’Alberta Sports and Recreation Association for the Blind (ASRAB) (association des sports et loisirs pour les personnes aveugles de l’Alberta). La Fondation paralympique canadienne a financé cette subvention.
Attirer les talents
Selon Trent Farebrother, entraîneur, le camp a permis de réduire un écart qui n’avait cessé de se creuser au fil des années dans ce sport.
« Quand je jouais dans les années 80, on comptait probablement 25 ou 30 personnes qui tentaient leur chance pour intégrer l’équipe provinciale, puis le nombre a progressivement diminué au fil du temps. Depuis 10 ou 15 ans, on ne compte environ que six personnes aux essais. Il n’y avait pas beaucoup de jeunes », admet-il. « Mais aujourd’hui, nous bénéficions d’un programme junior vraiment solide. Nous comptons actuellement environ 17 athlètes dans la province. »
La subvention en est la raison principale.
« Nous avons utilisé cette subvention pour mettre en place un camp d’entraînement junior à Calgary, ce qui nous a permis de faire venir un grand nombre de jeunes », explique Farebrother. « Nous avons ainsi pu organiser le camp d’entraînement et repérer des talents à orienter vers différents parcours de formation, etc. C’est grâce à cette subvention que ça a été possible. »
Ce que le camp a offert aux athlètes
Balson y a découvert une valeur qui n’avait rien d’abstrait : c’était l’occasion de voir concrètement vers quel objectif elle travaillait.
« C’était vraiment, vraiment important. Beaucoup de gens n’ont pas cette chance. C’était essentiel pour nous de découvrir à quoi ressemblait un camp de sélection, tous les différents types d’entraînement et d’exercices ainsi que tout ce que nous devrions faire pour faire partie de l’équipe », précise-t-elle. « C’était incroyable de vivre quelque chose comme ça et d’être aux côtés de beaucoup d’athlètes et de s’entraîner ensemble. »
Elle en retient une compétence apprise en particulier.
« Je pense que ce que j’appris, comme sur les lancers et les entrées (ups and ins, une technique propre au goalball), pendant le camp et l’entraînement m’a beaucoup aidée au Chili. Je venais tout juste d’apprendre à les réaliser et j’ai pu approfondir mes compétences pendant le camp d’entraînement. C’est ce qui m’a aidée au Chili. »
Elle estime également que le camp offre bien plus qu’une simple expérience personnelle.
« Je pense que ça aide les athlètes qui n’ont jamais participé à un camp national ou à un camp de sélection à se faire une idée de ce à quoi ça ressemble et de ce qu’il faut faire pour faire partie de l’équipe. »
Farebrother a accompagné les athlètes depuis le camp jusqu’aux Jeux de Santiago.
« Comme entraîneur en chef de l’équipe nationale féminine, je participe pleinement à la supervision du camp de sélection junior. Je me suis rendu au Chili comme mentor pour les quatre membres du personnel entraîneur, dont deux pour l’équipe masculine et deux pour l’équipe féminine. »
Des résultats tangibles à Santiago
Selon Balson, les Jeux ont permis d’atteindre tous les objectifs établis pendant le camp.
« C’était la plus belle expérience de ma vie. J’ai adoré rencontrer autant de nouvelles personnes venues d’horizons si variés, entendre toutes ces langues différentes et pouvoir jouer pour la première fois sur un véritable terrain de goalball. C’était incroyable. »
Farebrother affirme que de pouvoir assister à un pareil épanouissement donne tout son sens à ce travail.
« Je pense que le plus gratifiant, c’est de voir l’évolution et les progrès, et d’être témoin de ce moment où tout devient clair pour chaque membre de l’équipe, comme une révélation. C’est incroyable, car d’une année à l’autre, tout le monde s’épanouit et s’améliore. »
À l’horizon
Le prochain objectif de Balson est déjà fixé : « J’espère participer aux Championnats [Championnats du monde junior de goalball 2026], qui auront lieu au Kazakhstan. »
Un financement, comme celui fourni par le Fonds de développement du sport paralympique, demeure essentiel pour lui permettre de poursuivre son programme.
« Cela nous aide vraiment à nous améliorer et à promouvoir le goalball, ce qui est formidable », déclare Farebrother.
« * » indique les champs nécessaires