Le leadership des para-athlètes canadiens dans le sport dépasse le cadre de la compétition
« J’ai vu le pouvoir de la représentation d’athlètes »
« J’ai vu le pouvoir de la représentation d’athlètes »
OTTAWA – Heidi Peters a l’habitude d’être la joueuse incontournable du Canada sur le terrain de volleyball assis. Aujourd’hui, elle est de plus en plus une des voix incontournables des athlètes paralympiques canadiens.
Peters a été sélectionnée comme présidente du Conseil des athlètes paralympiques canadiens au mois de juillet. Elle occupait les postes de vice-présidente depuis mars 2025 et de présidente par intérim depuis avril 2026, lorsque l’ancien président Jeremy Hall a quitté ses fonctions.
Depuis 2022, elle siège à la Commission des athlètes de World ParaVolley. Elle a ainsi une perspective unique qui s’étend de sa propre équipe jusqu’au niveau national et international du sport paralympique.
Elle en est venue à apprécier la différence que la représentation d’athlètes peut faire.
« J’ai vu le pouvoir de la représentation d’athlètes, le pouvoir des boucles de rétroaction, ainsi que de l’engagement des athlètes et de la voix des athlètes », déclara-t-elle au Comité paralympique canadien.
Peters dit que le modèle de représentation des athlètes du CPC se démarque tant sur la scène nationale qu’internationale. Elle souhaite qu’il devienne la norme de référence pour tous les conseils d’athlètes.
Elle pense qu’il fait du leadership des athlètes un élément important du processus décisionnel de l’organisation.
Par exemple, aux réunions du conseil d’administration du CPC, le rapport des athlètes est le premier point à l’ordre du jour.
« Je suis le genre de personne qui préfère prendre son temps pour absorber une information, mais lorsqu’une question fait l’objet d’une discussion, et qu’aucun athlète n’a exprimé son opinion, les membres du conseil n’hésitent pas à demander ce qu’en pensent les athlètes. »
Tyler McGregor, joueur vedette de l’équipe de parahockey sur glace qui a récemment remporté l’argent aux Jeux paralympiques d’hiver de 2026, a été élu au Conseil des athlètes du Comité international paralympique au printemps.

Sa motivation à être une voix pour la communauté du parasport remonte à 2018, lorsqu’il a décidé qu’il voulait que son succès en tant qu’athlète se mesure à beaucoup plus que des buts, des mentions d’aide et des médailles.
« Il s’agit avant tout d’essayer d’avoir autant d’impact que possible », a commenté McGregor, qui a récemment terminé un mandat au Conseil des athlètes paralympiques canadiens. « Le sport paralympique me tient à cœur. Mon inspiration vient de ma passion de vouloir faire partie de la croissance, de l’évolution et ultimement du succès du sport paralympique. »
Cette année, le médaillé paralympique Nathan Clement s’est lancé dans la course et a été élu pour la première fois au Conseil des athlètes paralympiques canadiens. Il rejoint la vice-présidente Christina Picton (ski paranordique/parahockey sur glace), ainsi que Brianna Hennessy (paracanoë), Collinda Joseph (curling en fauteuil roulant), Mélanie Labelle (rugby en fauteuil roulant) et Marissa Papaconstantinou (para-athlétisme).
« C’est quelque chose que je ne tiens pas pour acquis », ajoute Clement, médaillé d’argent en paracyclisme aux Jeux de Paris 2024. « En regardant cette liste, on ne voit que des leaders et des défenseurs de droits. C’est un honneur de faire partie d’un groupe composé d’autant de leaders et de personnes merveilleuses qui vont réellement faire une différence dans le sport canadien. »
Eric Rodrigues, de l’équipe nationale de rugby en fauteuil roulant, qui siège au Conseil des athlètes du Comité paralympique des Amériques, affirme que les athlètes ont une expérience concrète des défis liés au parasport.
« Personne ne connaît mieux que vous la situation des athlètes, car vous faites partie du système », a affirmé le paralympien de 2020 et 2024 lorsqu’on lui a demandé quel conseil il donnerait aux nouveaux membres du Conseil des athlètes paralympiques canadiens.
« Soyez curieux, posez des questions. Plus on s’investit, plus on comprend. »
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