Les athlètes du Canada trouvent des moyens de gérer leur nervosité à l’approche des premières épreuves paralympiques

Louis Daignault
05 mars, 2026

L’échange d’épinglettes et les discussions font partie de la routine

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CORTINA, Italie – Brian Rowland, skieur para-alpin assis du Canada, affichait un immense sourire après sa première descente à l’entraînement de mercredi, quand un journaliste de Radio-Canada lui a remis après leur entrevue l’épinglette paralympique du diffuseur.

Rowland, qui a fait ses débuts aux Jeux paralympiques de 2022, échange des épinglettes depuis sa participation aux Jeux d’hiver du Canada de 2019. Chaque province et territoire avait un jeu d’épinglettes uniques pour l’événement.

« J’ai accumulé une collection remarquable à ces Jeux », avoue Rowland, qui fêtera le 14 mars ses 40 ans, pendant les Jeux de Milano Cortina. « Ensuite, quand je suis allé à Beijing, j’ai découvert d’autres épinglettes intéressantes. J’ai fait beaucoup d’échanges et j’ai maintenant une collection impressionnante. »

Rowland considère que l’échange d’épinglettes est un passe-temps idéal pour se détendre, en particulier la veille de ses épreuves aux Jeux paralympiques d’hiver de 2026, les plus importantes de sa carrière. Sa première épreuve aura lieu samedi, en descente.

« C’est très amusant et c’est un excellent moyen de passer le temps et de se changer les idées après le stress et la pression intense des épreuves » ajoute le résident de Merrickville (Ontario).

Tandis que Rowland décompresse et échange des épinglettes, les athlètes d’autres disciplines ont leurs propres techniques pour gérer leur nervosité avant la compétition.

Tyler Turner, champion du monde et champion paralympique en titre en snowboard cross, a comme passe-temps les sauts en parachute et l’enseignement. Il ne pourra toutefois pas s’envoler dans le ciel de Cortina la veille de ses épreuves, prévues en fin de semaine.

« Je connais mes capacités en snowboard », explique Turner, de Campbell River (Colombie-Britannique). « J’aime le snowboard, j’adore la vitesse et c’est ce qui compte. La veille d’une épreuve, j’essaie simplement de discuter avec les gens de tout et de rien, puis d’en apprendre davantage sur leur vie.

Tout ce qui peut me permettre de ne pas penser au snowboard, parce que trop y penser surcharge mon cerveau. Le stress est bien réel. »

Sandrine Hamel, qui fait partie de la même équipe que Turner et qui participe à ses troisièmes Jeux, admet simplement qu’elle est une personne nerveuse à l’approche d’une épreuve importante.

« Le jour de l’épreuve, je suis toujours nerveuse », admet-elle « J’ai cherché des solutions, mais finalement, c’est ma nervosité qui me donne un avantage. La détente n’est pas un atout dans un sport comme le snowboard. »

Pendant ce temps, au Village paralympique de Cortina, Rowland continue de multiplier les échanges d’épinglettes et d’enrichir sa collection.

« Tout se passe très bien jusqu’à présent », se réjouit-il. « J’ai fait des échanges avec des personnes de différents pays, ce qui est un excellent moyen de rencontrer des gens du monde entier. Ça marche comme sur des roulettes. »

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