Un aperçu de Milano Cortina 2026 : Eriksson et Smith impressionnent dans la descente test pour les Jeux de Milano Cortina 2026

Louis Daignault
04 mars, 2026

La paire canadienne fait partie des meilleurs espoirs de médailles en ski alpin

CORTINA, Italie — Le Canadien Kalle Eriksson et sa guide Sierra Smith étaient tout sourire à la ligne d’arrivée, mercredi matin, après avoir signé le troisième temps de la descente d’entraînement de l’épreuve masculine, catégorie déficience visuelle, pour les Jeux paralympiques d’hiver de 2026, qui commencent vendredi.

Les deux ont subi des blessures cette saison, ce qui les a empêchés de participer à certaines étapes du circuit de la Coupe du monde.  

Eriksson s’est disloqué une épaule très tôt dans la campagne avant de se blesser au genou en janvier, ce qui l’a tenu éloigné des pentes pendant deux semaines de plus. Smith a également fait face à quelques problèmes au genou.  

Mais c’est de l’histoire ancienne pour la paire.

« Nous sommes en bonne santé et nous sommes de retour ; les blessures sont derrière nous maintenant », a déclaré Smith, ancienne membre de l’équipe nationale féminine, originaire d’Ottawa. « Nous sommes prêts pour les Jeux, et nous essaierons de poursuivre sur cette lancée. »

Les deux ont uni leurs forces en 2022 et ont signé leur première victoire en Coupe du monde en février 2024. L’année dernière, ils ont récolté deux médailles d’argent aux championnats du monde, et cette saison, malgré les blessures, ils ont réussi à décrocher cinq médailles sur le circuit de la Coupe du monde.

Après leur première incursion sur le parcours des Jeux paralympiques, mercredi, ils ont indiqué que la piste abrupte de 2 105 mètres constituerait un défi pour les compétiteurs, samedi, lorsque ces derniers se donneront à fond dans la descente.

« C’est l’une des pistes les plus difficiles sur lesquelles nous avons concouru », a affirmé Eriksson, de Kimberley, en Colombie-Britannique, dont les troubles de la vision ont commencé il y a trois ans. « On a plus de temps de vol, et certaines sections sont assez techniques. Nous en apprenons beaucoup au fur et à mesure. »

Leurs principaux adversaires aux Jeux devraient être l’Autrichien Johannes Aigner, qui a dominé le circuit de la Coupe du monde cette année dans les quatre épreuves, et le quadruple champion des Jeux paralympiques, l’Italien Giacomo Bertagnolli.

Le Canada a encore plus de puissance de feu dans les épreuves des catégories debout et assise.

Dans les épreuves debout, le Canada a deux champions du Globe de cristal dans son équipe de huit membres pour les Jeux. Alexis Guimond, de Gatineau, au Québec, co-capitaine d’Équipe Canada, et Mollie Jepsen s’apprêtent à concourir à leurs troisièmes Jeux et espèrent couronner une saison marquée par le succès avec des performances dignes de médailles à Cortina.

Aucun des deux n’était préoccupé par leur 10e place au classement mercredi.

Guimond, double médaillé de bronze paralympique, affirme que la descente d’entraînement était plus une mission de reconnaissance pour lui.

« Je voulais seulement recueillir de l’information sur ce parcours et je sais que je devrai faire beaucoup d’ajustements pour la suite », a commenté Guimond, qui a trois victoires en Coupe du monde au super-G à son palmarès cette saison. « Je sais aussi que je peux être beaucoup plus rapide. »

Les épreuves masculines debout font partie des compétitions les plus anticipées aux Jeux. Les deux principaux rivaux de Guimond, le Suisse Robin Cuche et le Français Arthur Bauchet, ont pris respectivement le premier et le deuxième rang de la descente d’entraînement.

Jepsen et Michaela Gosselin, de Collingwood, en Ontario, huitième mercredi, forment un solide duo pour le Canada à l’épreuve féminine debout, tandis que le vétéran Kurt Oatway, de Calgary, champion paralympique de la descente en 2018, est un autre prétendant sérieux aux médailles en ski assis masculin.

Oatway a terminé au quatrième rang de la descente d’entraînement, mercredi, et Brian Rowland, de Merrickville, en Ontario, au 12e rang.

« Aujourd’hui, il s’agissait avant tout d’acquérir de la confiance », a commenté Jepsen, une sextuple médaillée paralympique. « Il y a beaucoup de terrain et d’ondulations, alors c’était important pour moi de me familiariser avec la piste. »

INFOLETTRE COMMUNAUTÉ CAN
Je m’abonne
COMMUNAUTÉ CAN
INFOLETTRE
Recevez les dernières nouvelles, des récits d’athlètes et un accès en coulisses par courriel.

« * » indique les champs nécessaires