Un aperçu de Milano Cortina 2026 : Le Canada vise une sixième médaille d’affilée en curling en fauteuil roulant

Louis Daignault
03 mars, 2026

Alors que le sport gagne en popularité à l’échelle internationale, il est devenu plus ardu que jamais de décrocher une place sur le podium

CORTINA, Italie — Comme l’ont une fois de plus constaté les fans de curling lors des plus récents Jeux olympiques d’hiver, le sport a pris une ampleur mondiale. Le même phénomène s’est produit en curling en fauteuil roulant, et l’époque où le Canada était assuré d’une place sur le podium est révolue.

Toutefois, le Canada reste une puissance en curling en fauteuil roulant et un prétendant sérieux à une médaille aux Jeux paralympiques d’hiver de Milano Cortina 2026, qui se tiendront du 6 au 15 mars.

Les Canadiens ont atteint le podium à chaque édition des Jeux paralympiques d’hiver depuis l’ajout de ce sport au programme paralympique en 2006 ainsi qu’aux trois derniers championnats du monde en remportant la médaille d’argent en 2023 et en 2024 et le bronze en 2025. 

Le Canada a décroché l’or paralympique en 2006, lors de la première présentation du curling en fauteuil roulant aux Jeux, ainsi qu’en 2010 et en 2014. En 2018 et en 2022, il a gagné la médaille de bronze.

Pour le tournoi des prochains Jeux paralympiques, la Chine fait figure de favorite. Championne paralympique en titre, elle a été médaillée d’or à trois des quatre derniers championnats du monde, y compris l’édition de 2025.

« La Chine est une équipe solide », a commenté Jon Thurston (Dunsford, Ontario), troisième lanceur du Canada, qui participera à ses deuxièmes Jeux. « Ils lancent avec précision. Ils gèrent les conditions à mesure qu’elles se présentent et ils sont très bien entraînés. »

La Corée du Sud, la Norvège et la Grande-Bretagne (sous la bannière de l’Écosse) ont atteint le podium aux trois derniers mondiaux depuis Beijing 2022. La Suède a quant à elle remporté la médaille d’argent à Beijing 2022.

Sur la piste de curling, Thurston sera accompagné du capitaine et du dernier lanceur Mark Ideson (London, Ontario), la première joueuse Collinda Joseph (Stittsville, Ontario), de la deuxième joueuse Ina Forrest (Spallumcheen, Colombie-Britannique) et du remplaçant Gil Dash (Kipling, Saskatchewan).

Il s’agit des cinquièmes Jeux de Forrest, également co-capitaine de l’Équipe paralympique canadienne, des quatrièmes d’Ideson et des deuxièmes de Joseph, mais c’est une première participation paralympique pour Dash.

« Nous avons une superbe équipe », a commenté Thurston. « Nos entraîneurs et membres du personnel de soutien ont travaillé fort pour concevoir notre programme, nos horaires et notre entraînement. C’est le meilleur personnel de soutien au monde et les athlètes sont tous déterminés à s’améliorer et à apprendre les uns des autres. »

« C’est un environnement spécial. »

Le Canada entamera la phase préliminaire du tournoi en affrontant le pays hôte, l’Italie, le 7 mars, avant de rencontrer la Grande-Bretagne et la Norvège, le 8 mars ; la Lettonie, le 9 mars ; la Chine et la Suède, le 10 mars ; la Slovaquie, le 11 mars ; la Corée du Sud et les États-Unis, le 12 mars. Les demi-finales et le match pour la médaille de bronze se tiendront le 13 mars, tandis que le match pour la médaille d’or aura lieu le 14 mars.

L’équipe canadienne s’attend à une forte pression dès le début du tournoi, car elle jouera contre l’équipe hôte en match d’ouverture. Les deux équipes s’étaient rencontrées lors de la finale du grand chelem de curling, qui avait vu l’équipe canadienne remporter la victoire.

« Ce sera particulier d’ouvrir contre l’Italie », a affirmé Thurston. « Je suis certain que le public italien sera bruyant et qu’elle encouragera très fort son équipe. Je suis enthousiaste à l’idée de jouer ce match. Je sais que l’Italie travaille fort en vue de continuer à s’améliorer et qu’il s’agit de sa meilleure équipe. Ce sera un match difficile pour commencer le tournoi. »

Ideson pense que le Canada, avec une équipe de vétérans, devrait être mieux équipé pour faire face aux rebondissements d’un très long tournoi. 

« C’est un événement exigeant », ajoute-t-il. « Ce sont des montagnes russes ; nous devons faire en sorte de rester dans le tournoi et de ne pas regarder trop loin devant ou derrière nous. »

« C’est un marathon et non un sprint. »

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