Le Mois national de l’histoire autochtone met en lumière l’histoire de Buchberger

Louis Daignault
24 juin, 2026

Le paralympien Greg Stewart souligne l’importance du Mois de la santé mentale des hommes

EDMONTON – Alors que le Canada célèbre la Journée nationale des peuples autochtones, Kerrie Buchberger espère que son histoire incitera les jeunes athlètes autochtones à croire qu’ils peuvent réaliser leurs rêves, peu importe leurs origines.

L’athlète métisse de la rivière Rouge, originaire de Langenburg, en Saskatchewan, a représenté le Canada aux Jeux olympiques et a joué au volleyball professionnel en Europe. Elle a été intronisée à au moins trois Temples de la renommée. Aujourd’hui, près de trois décennies après avoir pris sa retraite de l’équipe nationale de volleyball intérieur, elle porte à nouveau l’unifolié en tant que membre de l’équipe canadienne de volleyball assis.

« Si cela me donne l’occasion de montrer l’exemple aux jeunes, de leur servir de mentore et d’être pour eux une source d’inspiration pour qu’ils se disent “C’est quelque chose que je peux faire, moi aussi”, alors c’est important », a commenté Buchberger, dont le frère, Kelly, a évolué dans la LNH avec les Oilers d’Edmonton pendant 13 saisons.

Buchberger a grandi dans une ville de 1000 âmes, voisine de la frontière manitobaine. Avec très peu de possibilités d’entraînement spécialisé, ce sont sa détermination et son amour du sport qui ont alimenté son ascension dans le volleyball.

« Il n’y avait pas beaucoup de gens autour de moi pour me montrer comment m’entraîner, alors j’ai dû puiser en moi cette détermination et cette volonté, pour y arriver. »

C’est grâce à cette persévérance qu’elle a connu une carrière couronnée de succès dans le volleyball, qui l’a vue prendre part aux Jeux olympiques de 1996 (la dernière fois que les femmes s’étaient qualifiées pour les Jeux) et évoluer au sein d’équipes professionnelles en Europe.

Mais les années d’usure ont fini par la rattraper. Après huit chirurgies orthopédiques et une arthroplastie totale du genou, les médecins lui ont déconseillé la pratique de sports à impact élevé.

C’est alors qu’elle a répondu à l’appel de l’équipe canadienne de volleyball assis. Elle a tout de suite retrouvé son esprit de compétition et elle est maintenant déterminée à devenir un jour l’une des rares athlètes à participer aux Jeux olympiques et aux Jeux paralympiques.

Dès son arrivée dans l’équipe nationale de volleyball assis au début du printemps, elle a immédiatement eu un impact positif.  Elle a contribué à la médaille d’argent remportée par le Canada à la Coupe de volleyball assis des États-Unis ainsi qu’au Tournoi des Pays-Bas, le weekend dernier. À Assen, les Canadiennes ont réussi un spectaculaire retournement de situation en remontant de deux manches à zéro pour vaincre l’équipe championne paralympique, celle des États-Unis.

Les Canadiennes, médaillées de bronze des Jeux paralympiques en 2024, se préparent à prendre part aux championnats du monde, le mois prochain, à Hangzhou, en Chine.

Cette expérience a permis à Buchberger, qui est également entraîneure de l’équipe féminine de volleyball de l’Université Concordia d’Edmonton, d’avoir une nouvelle appréciation du parasport.

« Je pense que les gens ne comprennent pas ce sport et ne lui accordent pas le respect qu’il mérite », a déclaré Buchberger, membre du Temple de la renommée des sports de l’Université de Regina, du Manitoba Indigenous Sports Hall of Fame et du Temple de la renommée de volleyball de la Saskatchewan. « Ce sont des athlètes remarquables. »

Buchberger admet qu’il existe un parallèle entre la communauté autochtone et celle du parasport, car les deux ont dû travailler en vue de surmonter les obstacles qui se dressaient sur leur chemin et d’obtenir une plus grande visibilité.

Ancienne membre du conseil d’administration du Cercle sportif autochtone, elle s’est consacrée à la création d’opportunités pour les jeunes Autochtones dans le sport. Elle croit que de nos jours, les athlètes sont plus enclins à accepter et à célébrer leur identité autochtone que ceux des générations précédentes.

« Je pense qu’on voit beaucoup plus de personnes fières de leur culture aujourd’hui », explique-t-elle. « Elles n’essaient pas de la cacher. »

Le coureur autochtone Brendan Cote-Williamson est fier de représenter ses racines

Brendan Cote-Williamson, une étoile montante des épreuves de demi-fond en para-athlétisme qui a remporté une médaille d’or, le mois dernier, à une compétition du Grand Prix en Suisse, affirme que le fait de représenter ses racines autochtones est une source de fierté pour lui.

Pour le coureur de la Première nation Cote, près de Yorkton, en Saskatchewan, qui a représenté la province aux Jeux autochtones de l’Amérique du Nord de 2023, le Mois de l’histoire autochtone offre une occasion de célébrer la culture et d’encourager les conversations sur la représentation dans le sport.

« Nos enseignements traditionnels, comme la bienveillance, la compassion et le respect des autres continuent de me guider tant sur la piste qu’en dehors de celle-ci », déclara-t-il après sa deuxième place à l’épreuve du 400 m ambulatoire aux Championnats canadiens d’athlétisme, qui se sont déroulés le weekend dernier, à Ottawa.

« C’est quelque chose dont je suis très fier, et c’est un honneur de le faire. »

Juin est également le Mois de la santé mentale des hommes

Alors que le Mois de la santé mentale des hommes est reconnu partout au Canada, le champion paralympique du lancer de poids, Greg Stewart, encourage les hommes à accepter leur vulnérabilité et à chercher du soutien lorsqu’ils en ont besoin.

Le nouveau papa, qui étudie en vue d’obtenir une maîtrise de psychologie en counseling, dit que l’une des idées reçues les plus répandues chez les hommes est qu’ils doivent avoir toutes les réponses.

« Il n’est pas nécessaire de savoir ce qu’il faut faire », affirme le gentil géant de sept pieds deux pouces. « Il n’est pas nécessaire de tout savoir. Il faut être prêt à demander de l’aide. »

« Notre vulnérabilité est en réalité l’une de nos plus grandes forces. Lorsque nous nous sentons mal à l’aide, c’est une bonne chose, car cela nous incite à demander de l’aide. »

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