Sébastien Travers laisse un héritage exceptionnel dans le paracyclisme
Les athlètes rendent hommage à leur entraîneur, récemment promu chef de la haute performance au sein de Cyclisme Canada
Les athlètes rendent hommage à leur entraîneur, récemment promu chef de la haute performance au sein de Cyclisme Canada
OTTAWA – Keely Shaw, double médaillée paralympique canadienne en paracyclisme aujourd’hui à la retraite, affirme que l’héritage de Sébastien Travers en qualité d’entraîneur-chef de l’équipe nationale va bien au-delà des médailles.
Travers, qui a travaillé avec les paracyclistes du Canada pendant plus de 20 ans, dont les 17 dernières années à titre d’entraîneur-chef du programme, a été promu, plus tôt ce mois-ci, au poste de chef de la haute performance de Cyclisme Canada. Cette fonction englobe toutes les différentes disciplines du cyclisme dont le para.
« Ce n’est pas un hasard si l’équipe de paracyclisme a remporté autant de médailles », a indiqué Shaw au CPC depuis son domicile à Calgary. « C’est grâce à la communauté, à l’environnement et à la culture qu’il a créé. Il a fait du programme de paracyclisme ce qu’il est aujourd’hui. »
Sous la direction de Travers, l’équipe canadienne de paracyclisme est devenue une puissance internationale. Il faisait partie du personnel d’entraîneurs aux Jeux paralympiques de 2016 alors que les paracyclistes ont amassé neuf médailles (une d’or, trois d’argent et cinq de bronze), ce qui constitue le meilleur résultat jamais obtenu par le Canada. C’est beaucoup plus que l’équipe de paranatation ou de para-athlétisme, les éternelles leaders au chapitre des médailles aux Jeux d’été.
L’équipe comptait parmi ses membres Tristen Chernove, champion paralympique, ainsi que Ross Wilson, double médaillé paralympique. Trois autres médailles ont été récoltées aux Jeux de Tokyo 2020, y compris le bronze remporté par Shaw en poursuite, et quatre médailles à Paris 2024, où Shaw a répété ses exploits.

« Mon bien-être était plus important que ma performance en tant qu’athlète », a déclaré Shaw. « Il croit que pour avoir du succès, il ne faut pas avoir peur de perdre. Lorsque nous prenons des risques, cela nous aide à grandir. »
Travers affirme que la décision de quitter le programme de paracyclisme a été l’une des plus difficiles de sa carrière.
« Cela m’attriste parce que ça a été une si grande partie de ma vie », a-t-il dit dans une entrevue au CPC. C’est incroyable de voir ce que peuvent accomplir les para-athlètes. En réalité, il n’y a pas vraiment de limites. »
Avec un rôle de leadership élargi, Travers affirme que les leçons apprises dans le parasport lui seront très utiles.
« La façon dont cette équipe a réussi à surmonter des situations difficiles, notamment d’importants changements de culture, m’a donné de nombreux outils que je peux maintenant mettre à profit dans un rôle de leadership plus vaste, a-t-il déclaré. Cette expérience d’apprentissage a été extraordinaire et m’a préparé à franchir la prochaine étape.
« Ce rôle m’a également permis de mieux comprendre le vécu des gens, plutôt que de les juger de l’extérieur. »
Membre de l’équipe nationale, champion du monde et médaillé des Jeux paralympiques, Alexandre Hayward ne s’est joint à l’équipe qu’en 2022, mais, dès ses débuts, Travers a démontré de la confiance dans ces habiletés.

« Je n’ai pas été traité comme un nouvel athlète qui faisait ses débuts dans le sport », a affirmé Hayward dans un courriel adressé au CPC. « Il me considérait comme une personne capable de rivaliser avec les meilleurs au monde et de les battre. »
« La confiance et la détermination d’un entraîneur peuvent faire toute la différence.
Hayward affirme que Travers a veillé à ce que toute l’équipe nationale vive pleinement cette expérience également.
« Il crée un environnement dans lequel les athlètes peuvent viser l’excellence tout en profitant des bienfaits du sport. Il a la capacité de savoir quand pousser et quand apporter son soutien. »
Travers a indiqué que le responsable du développement national en paracyclisme, Michael van den Ham, agira comme entraîneur-chef par intérim jusqu’aux Championnats du monde sur route le mois prochain, pendant que Cyclisme Canada amorce le processus visant à lui trouver un successeur.
« Mon rôle est de le soutenir, de le guider et de m’assurer qu’il dispose de tous les outils nécessaires », a déclaré Travers.
Tout au long de l’entrevue, Travers a également tenu à souligner que le succès du programme canadien de paracyclisme ne repose pas sur une seule personne.
« Cela n’a jamais été l’œuvre d’une seule personne », souligne-t-il. « Nous avons toujours pu compter sur un personnel exceptionnel qui soutient le programme, qui possède une grande expertise et qui s’implique pleinement dans le travail quotidien.
« La plus grande force du programme réside dans sa culture. Une vision a été créée, elle est solide et elle nous servira de guide. »

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